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Un pas de plus vers le marché du travail pour des jeunes de la DPJ

Photo de Steve Martin, Initiative de journalisme local
Par Steve Martin, Initiative de journalisme local
Un pas de plus vers le marché du travail pour des jeunes de la DPJ
En suivant une formation en Esthétique de l’automobile, les jeunes ont eu l’opportunité d’apprendre  à effectuer diverses tâches de nettoyage et de restauration de l’intérieur et de l’extérieur d’un véhicule, incluant notamment l’inspection complète et l’entretien de certains composants. (Photo : pxfuel)

Grâce à un partenariat entre le Centre de services scolaire des Patriotes (CSSP), Services Québec et le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Est (CISSSME), six jeunes viennent de terminer leur formation en esthétique automobile et sont aujourd’hui prêts à se faire une place sur le marché du travail.

Il s’agit de la première cohorte d’un projet s’adressant plus spécifiquement à la clientèle âgée de 16 ans et plus du programme jeunesse – hébergement du CISSSME. Mise sur pied par le Service aux entreprises et à la communauté (SAEC) du CSSP, en collaboration avec le Centre de formation professionnelle des Patriotes à Sainte-Julie, cette mesure de formation permet aux six participants d’obtenir une attestation qui leur donne l’opportunité d’occuper un poste de préposé au service et à l’esthétisme automobile dans une entreprise de la région.

La prévention d’abord

Recrutés par l’entremise du Centre jeunesse de la Montérégie, les six jeunes passionnés d’automobile âgés de 16 à 18 ans ont pu bénéficier du programme de près de 400 heures de cours créé sur mesure afin de leur permettre d’avoir accès à un travail, et ce, même s’ils n’ont pas encore atteint la majorité.

« Certains participants étaient hébergés par le Centre jeunesse, explique Martin Soucy, coordonnateur au SAEC. Mais d’autres étaient aussi en appartement supervisé dans une résidence externe. Même s’ils ne sont pas adultes, ils ont pu avoir une formation qui donne accès à un domaine où le placement est vraiment bon. Il y a énormément de besoins dans le secteur. Alors, si les jeunes sont le moindrement allumés et qu’ils ont suffisamment d’intérêt, ils vont avoir des opportunités d’emplois, c’est certain. »

Grâce au ministère du Travail, qui a accepté de sortir de ses cadres habituels pour ce programme, les jeunes ont par ailleurs reçu une rémunération durant leur formation et vont continuer d’être accompagnés par la suite.

« Le côté novateur du programme, c’est que le ministère du Travail ne finance pas les mesures de formation pour les moins de 18 ans. Ils sont sortis de leur cadre habituel afin de financer un projet dont l’optique n’est pas de ramener une personne sans emploi sur le marché du travail, mais de faire de la prévention afin qu’un groupe à risque ne devienne pas une clientèle de Service Québec dans les prochains mois ou les prochaines années. »

Sentiment de compétence

Pour ces jeunes, l’acquisition de compétences est un élément important pour leur donner confiance et la motivation nécessaire d’intégrer le marché du travail. Et le personnel de l’établissement de Sainte-Julie a tout mis en œuvre afin de paver la voie vers leur réussite.

« C’est certain que ça venait avec un défi supplémentaire, admet Martin Soucy. En plus de nos enseignants, nous avions une intervenante à temps plein qui s’occupait de l’aspect psychosocial durant la formation. L’objectif des mesures de formation, c’est vraiment de développer des compétences techniques pour rendre nos étudiants employables et nous sommes conscients que des clientèles ont des besoins un peu plus importants que d’autres. Personnellement, je dois dire que j’ai vu des jeunes s’épanouir de manière remarquable entre le moment où ils sont arrivés et la fin de la formation. C’était le jour et la nuit. Certains m’ont dit qu’ils fuguaient régulièrement par le passé, mais que le programme leur avait donné un sens ainsi que le goût de travailler et de ne plus se sauver.

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