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Les cas actifs sont en hausse en Montérégie alors qu’ils étaient en baisse depuis des semaines

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Par Daniel Bastin
Les cas actifs sont en hausse en Montérégie alors qu’ils étaient en baisse depuis des semaines
Les cas actifs ont augmenté dans tous les groupes d'âge en Montérégie, sauf chez les personnes de 70 ans et plus. (Photo : Shutterstock)

À l’instar de l’ensemble de la province, la progression des variants se constate dans la région. La situation est particulièrement préoccupante à Varennes où le nombre de nouveaux cas actifs est passé de 10 sur le territoire varennois en date du 23 mars dernier à 36 une semaine plus tard.
Selon les données de la Direction de la santé publique de la Montérégie (DSPM), le nombre de nouveaux cas est maintenant à la hausse depuis le 21 mars dernier après qu’il ait diminué pendant neuf semaines consécutives puis qu’il soit resté stable pendant les trois semaines suivantes. On note que les cas actifs ont augmenté dans tous les groupes d’âge sauf chez les personnes de 70 ans et plus.
Le nombre d’hospitalisations est quant à lui relativement stable depuis quatre semaines, tout comme le nombre de décès. La DSPM ajoute que 3,4 % des Montérégiens qui ont eu la COVID-19 en sont décédés et leur moyenne d’âge est de 84 ans. Il y avait 56 éclosions actives en Montérégie en date du 28 mars et ce nombre est à la hausse dans tous les milieux, soit 7 en milieu de vie fermé ou de soins; 16 en milieu scolaire; 8 en milieu de garde; et 25 en milieu de travail.
Dans la région, on remarque une progression puisque le nombre de cas actifs a fait un bond significatif depuis une semaine. À Boucherville, ce chiffre est passé de 10 en date du 23 mars, à 15 le 30 mars; à Contrecœur, de 0 à 8; à Saint-Amable, de 5 à 10; à Verchères, de 5 à 7. À Sainte-Julie, la situation était déjà préoccupante avec 19 cas actifs la semaine du 23 mars et il y en aurait encore 17 en date du 30 mars.
Quant à Varennes, il y a eu des éclosions récemment, car ce chiffre est passé de 10 à 36 en une semaine. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’une clinique mobile de dépistage sera dans la municipalité le mercredi 7 avril au Centre multisports régional, situé au 200, rue Jean-Coutu.
Projections
Pour sa part, l’Institut national de la santé publique du Québec (INPSQ) estime que les prochaines semaines seront cruciales pour contenir la montée des variants de la COVID-19 au Québec. En effet, des projections modélisées par l’équipe de Mathieu Maheu-Giroux, épidémiologiste à l’Université McGill, en collaboration avec Marc Brisson, professeur titulaire à l’Université Laval, confirment que les variants du SRAS CoV-2 qui font actuellement l’objet d’une surveillance mondiale rehaussée vont devenir dominants au Québec d’ici le début du mois d’avril.
Selon ces modélisations, les variants B.1.1.7 (le plus présent) et B.1.351 vont bientôt représenter plus de 50 % des nouvelles infections de COVID-19 au Québec. Ils ajoutent que ces variants se propagent rapidement en raison de leur meilleure capacité à se transmettre d’une personne à une autre.
Le Rt (taux de reproduction effectif) des variants sous surveillance rehaussée est présentement estimé à 1,31 alors que celui des autres souches du virus est de 0,92. Cela signifie qu’une personne infectée par un variant sous surveillance rehaussée infecte 1,31 personne alors que, pour les autres formes du virus, une personne infectée en infecte environ une seule. Un Rt supérieur à 1 signifie que l’épidémie est en croissance.
Il a ajouté que ces données modélisées au Québec confirment ce qui est observé ailleurs dans le monde, c’est-à-dire que les variants sous surveillance rehaussée se transmettent environ 40 % plus efficacement comparativement aux autres souches du virus.
« L’augmentation des cas de variants sous surveillance rehaussée que l’on constate signifie que le niveau actuel d’application des mesures de prévention est insuffisant pour contenir leur transmission et maîtriser l’épidémie, du moins jusqu’à ce qu’une très grande proportion de la population québécoise soit vaccinée », a expliqué le Dr Gaston De Serres, médecin épidémiologiste à l’INSPQ.
Une forte adhésion aux mesures sanitaires et un dépistage/traçage intensif des contacts pourrait ralentir la progression du variant au Québec, le temps que la campagne de vaccination produise son effet.
Les chercheurs affirment que les prochaines semaines sont critiques pour ralentir la hausse anticipée des cas, des hospitalisations et des décès. Il est donc important de maintenir les mesures de prévention pour éviter les conséquences graves d’une éventuelle troisième vague de pandémie de COVID-19.





Clinique mobile de dépistage de la COVID-19 le 7 avril à Varennes.
La clinique aura lieu au Centre multisports régional (200, rue Jean-Coutu) de 9 h 30 à 16 h. Pour obtenir un rendez-vous, les personnes peuvent procéder à leur pré-inscription en ligne au https://cv19quebec.ca ou encore appeler au 1 877 644-4545. Il y a aussi une possibilité de dépistage sans rendez-vous, selon les disponibilités. Le dépistage est priorisé pour : les personnes qui ont été en contact étroit avec une personne atteinte de la COVID-19; les personnes présentant des symptômes de la maladie (fièvre, difficultés respiratoires, apparition ou aggravation récente de la toux, perte soudaine de l’odorat sans congestion nasale avec ou sans perte de goût, douleurs musculaires, mal de tête, fatigue intense ou perte d’appétit importante, mal de gorge, diarrhée); les personnes qui ont reçu une recommandation de dépistage de la Direction de santé publique.




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