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Un bras de fer à prévoir entre Contrecœur et Rio Tinto?

Photo de Steve Martin, Initiative de journalisme local
Par Steve Martin, Initiative de journalisme local
Un bras de fer à prévoir entre Contrecœur et Rio Tinto?
(Photo : Tourisme Montérégie)

Lors de la dernière séance ordinaire, le conseil municipal de Contrecœur a une fois de plus affirmé sa volonté d’assurer la protection de l’environnement et du couvert végétal du lot récemment vendu par l’administration de la Colonie des Grèves à l’entreprise Rio Tinto.

Les conseillers ont donné le feu vert à l’autorisation de la signature d’un acte d’acquisition de gré à gré ou par expropriation du lot en question. Les élus avaient préalablement entamé des démarches afin de limiter l’abattage d’arbres dans les zones P2-168 et P2-169. Ces derniers couvrent la zone située entre la Colonie Sainte-Jeanne-d’Arc et la Colonie des Grèves.

« Nous continuons les démarches déjà entamées depuis un certain temps, a rappelé le représentant du district 3, Steve Hamel. Nous autorisons donc l’acquisition [du lot par la ville] ou une expropriation. »

Pour sa part, la mairesse a affirmé que le conseil avait annoncé sans détour ses intentions dès le mois de mars dernier. « Quand nous créons une réserve foncière, c’est dans l’intention d’aller en expropriation, a précisé Maud Allaire. Nous l’avons clairement exprimé lors de la séance extraordinaire du 25 mars. »

Cette démarche adoptée par le conseil n’a cependant pas fait l’unanimité auprès des élus puisque le conseiller représentant le district 5, André Gosselin, a tenu à exprimer son désaccord sans toutefois spécifier les raisons de sa dissidence.

Soutien à la colonie

Au cours de la séance, la mairesse a de plus réitéré le souhait de la Ville de voir le géant minier évaluer d’autres options afin de pérenniser ses installations. Rappelons que l’entreprise n’a pas démenti qu’elle considérait utiliser le terrain situé près du fleuve, dont elle aurait fait l’acquisition au coût de 350 000 $, afin de procéder à l’agrandissement de son parc à résidus miniers.

Le dossier a été maintes fois évoqué lors de la rencontre virtuelle, notamment au cours de la période de questions. Le conseil a d’ailleurs accepté de considérer, à la demande d’une citoyenne, l’organisation d’une rencontre d’information afin de faire le point sur cette épineuse question.

Profitant de son droit de parole, le conseiller Steve Hamel a par ailleurs souligné que, au-delà de la volonté de l’administration municipale de vouloir préserver le territoire afin d’en faire une réserve naturelle protégée, les élus s’engageaient à venir en aide à la Colonie des Grèves afin d’assurer la survie de l’organisme.

« Elle a besoin de support. Ce sera fort important pour nous d’entamer un dialogue soutenu et constructif afin de permettre à la colonie de perpétuer une partie de sa mission, s’est exprimé ce dernier. C’est le souhait du conseil. C’est ce que j’ai entendu de tout le monde et je crois que c’est important de le mentionner. »

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