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La route provinciale de la motoneige passe aussi par Boucherville

Photo de François Laramée. De l’Initiative de journalisme local
Par François Laramée. De l’Initiative de journalisme local
La route provinciale de la motoneige passe aussi par Boucherville
Les sentiers de motoneige du Club Adidou Rive-Sud passent par Boucherville, mais comme on peut le constater, plusieurs motoneigistes sortent allègrement des sentiers balisés par le club au départ, sur la rue De Montbrun.

On peut faire de belles randonnées de motoneige dans des régions bucoliques telles que Charlevoix ou la vaste Gaspésie, mais on peut aussi se balader en « Ski-Doo » à Boucherville, car un sentier bien balisé et entretenu par le club de motoneige « Adidou Rive-Sud » serpente les terres agricoles entre la rue De Montbrun et la campagne varennoise, sur une dizaine de kilomètres, pour rejoindre les sentiers provinciaux.
Le club de motoneige « Adidou Rive-Sud » offre, depuis bientôt 50 ans, près de 170 kilomètres de sentiers de motoneige sur la Rive-Sud, entre Sorel et Saint-Basile-le-Grand, en passant évidemment par Varennes, Sainte-Julie, Longueuil et une partie du secteur agricole de Saint-Hubert. Des sentiers balisés et entretenus qui rejoignent la fameuse route provinciale 5 de motoneige peuvent permettre aux motoneigistes de se rendre jusqu’aux frontières américaines.
« Cette année, selon le président du club, Robert Roy, on note une augmentation de plus de 10 % du nombre de membres, en raison de la pandémie qui se traduit par une pratique accrue d’activités de plein air. Ce nombre dépasserait les 1000 membres cette année, dont une cinquantaine viennent de Boucherville. De plus les conditions de neige sont très bonnes depuis la mi-janvier, alors oui il y a du monde dans les sentiers cette saison. »
« Côté sécurité sur les sentiers, il y a bien eu de petits accrochages, mais aucun incident grave contrairement au reste du Québec où près d’une douzaine de motoneigistes ont perdu la vie depuis le début de l’hiver.
On observe cependant plusieurs nouveaux membres qui n’ont pas toujours l’expérience pour conduire des bolides pouvant atteindre 200 km », a conclu M. Roy.
Au sujet des motoneigistes qui sortent des sentiers, le président du club, qui occupe ses fonctions depuis maintenant 12 ans, leur réitère les recommandations de ne pas quitter lesdits sentiers, car ils passent majoritairement sur des terres privées et souvent sur des terres agricoles.
Un autre appel s’est récemment fait entendre dans le même sens. « Des motoneigistes s’aventurent à l’extérieur des sentiers balisés et endommagent les terres agricoles, au désespoir des agriculteurs qui demandent aux délinquants respect et civisme. Ce qui sommeille sous la neige en hiver est souvent le fruit de beaucoup de travail et d’investissements sur de longues années par les producteurs agricoles. Ces comportements mettent à risque les ententes avec les clubs de motoneigistes et les droits de passage balisés sur les terres agricoles », a prévenu le président de l’Union des producteurs agricoles du Québec, Marcel Groleau.
Précisions que, pour rouler dans les sentiers de Boucherville, de la Rive-Sud ou ailleurs au Québec, il faut se procurer un droit d’accès annuel ou journalier disponible via le site Internet du club.



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