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Les maires de la région appuient la Ville de Boucherville pour réaliser une étude de faisabilité sur le réaménagement de la voie ferrée

Photo de Daniel Hart
Par Daniel Hart
Les maires de la région appuient la Ville de Boucherville pour réaliser une étude de faisabilité sur le réaménagement de la voie ferrée
Plusieurs élus de la région de même que les candidats aux élections provinciales étaient présents à l'hôtel de ville de Boucherville pour l'annonce du lancement de l'étude de faisabilité sur le réaménagement de la voie ferrée.

Le réaménagement de la voie ferrée qui traverse le territoire de plusieurs municipalités de la Rive-Sud est devenu un enjeu régional. La Ville de Boucherville s’apprête à réaliser une étude de faisabilité qui identifiera plusieurs scénarios de réaménagement de ce chemin de fer. Par la voix de leur maire, les Villes de Saint-Bruno-de-Montarville, Varennes, Verchères, Longueuil et Sorel-Tracy viennent d’accorder leur appui à cette étude. Les députés de Pierre-Boucher-Les Patriotes-Verchères, Xavier Barsalou-Duval, Longueuil-Saint-Hubert, Pierre Nantel, l’organisme Sécurité ferroviaire Rive-Sud, de même que les candidats aux élections provinciales Nathalie Roy, Caroline Charrette, Ludovic Grisé Farand et Daniel Michelin, abondent dans le même sens. Ces appuis politiques de premier plan réjouissent le maire Jean Martel qui mène ce dossier.
L’étude en question touchera plusieurs points : au départ, est-ce possible d’installer le couloir ferroviaire ailleurs?; quels sont les scénarios réalisables?; quels sont les enjeux et les coûts qui y sont associés? « Il faudra trouver des endroits satisfaisants pour toutes les municipalités », a tenu à préciser M. Martel. L’idée de ce réaménagement consiste à contourner le périmètre d’urbanisation de certaines villes longeant la voie ferrée. Parmi les enjeux à analyser figurent la diminution des gaz à effet de serre, le désengorgement de l’autoroute 30, le transport possible des passagers dans des trains de banlieue vers le REM depuis Sorel-Tracy et le développement du territoire dans un contexte d’optimisation de transport.
La Ville de Boucherville lancera sous peu un appel d’offres auprès de firmes spécialisées pour par la suite commander l’étude. Selon une estimation de l’administration municipale, le coût de cette analyse s’élèvera entre 50 000 $ et 100 000 $. La municipalité en assumera la plus grande part. Les Villes de Longueuil, Saint-Bruno-de-Montarville et Varennes y contribueront à la hauteur de 5000 $ chacune tandis que Verchères et Sorel-Tracy verseront 1000 $ chacune. Le député fédéral Xavier Barsalou-Duval ajoutera également 1000 $ tandis que les candidats du PLQ, de la CAQ et du PQ se sont engagés à en faire autant.
Nouvelle approche
Au début des années ’90, un tracé avait été déterminé pour déménager cette même voie ferrée mais le projet avait avorté après les audiences du BAPE. La sécurité des citoyens était le moteur principal de la demande de la Ville. Or, cette fois, l’approche sera différente auprès des instances supérieures. Les citoyens s’étaient mobilisés en raison des projets de Pétromont et de Soligaz à Varennes, a rappelé le porte-parole de Sécurité ferroviaire Rive-Sud, l’ancien député François Beaulne. L’estimation des coûts de cette relocalisation s’élevait alors à quelque 120 M $.
Le contexte a évolué depuis ce temps. Le Canadien National a été privatisé, la catastrophe de Lac-Mégantic a créé un précédent et l’extension du Port de Montréal à Contrecoeur avec le développement du pôle logistique a changé la donne. «Nous ne voulons pas jouer les trouble-fêtes. Il y a des considérations économiques en jeu mais il faut tenir compte de l’acceptabilité sociale des citoyens. Les convois ferroviaires auront une longueur de trois kilomètres et plus de 1200 camions circuleront à chaque jour sur l’autoroute 30 », observe M. Beaulne. Celui-ci souhaite que le CN se montre coopératif dans ce dossier.

 

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