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Les élèves de l’école de Mortagne auront un uniforme à compter de septembre prochain

Photo de Daniel Hart
Par Daniel Hart
Les élèves de l’école de Mortagne auront un uniforme à compter de septembre prochain

Dès la prochaine rentrée scolaire, en septembre, les élèves qui fréquentent l’école secondaire de Mortagne, à Boucherville, devront s’adapter aux nouvelles règles vestimentaires en portant un uniforme composé d’un chandail polo à manches courtes ou longues et d’un pantalon.

Les filles auront aussi la possibilité d’ajouter une jupe à ce choix de vêtements en remplacement du pantalon. Un comité formé d’élèves sera mis sur pied sous peu afin de déterminer le choix du modèle, de la coupe et des couleurs des uniformes de l’établissement. Il est question de proposer d’avoir un choix de trois, peut-être quatre couleurs de chandail d’ailleurs afin de répondre aux préférences de chacun.

L’instauration du port de l’uniforme à cette école secondaire se discute depuis deux ans à l’assemblée générale annuelle du conseil d’établissement. « L’an passé, nous avons décidé de faire une consultation auprès des parents à ce sujet et de nous ajuster en fonction des résultats obtenus », explique le directeur de l’établissement, Serge Louka.

L’école a commandé un sondage téléphonique afin de tâter le pouls des parents des élèves du 1er au 4e secondaire. Le taux de réponse a été fort élevé : 82 % des gens parmi 1500 appels logés ont accepté de répondre. Résultat, 70 % des répondants ont indiqué qu’ils souhaitaient le port d’uniformes à l’école tandis que 25 % s’y sont opposés. Une minorité, 4 %, a laissé entendre ne pas avoir de préférence en ce qui concerne le sujet, mais respecterait la décision du plus grand nombre.

Après avoir pris connaissance des résultats du sondage, le conseil d’établissement a choisi d’aller de l’avant avec la tendance principale qui s’est dégagée. « Si la majorité des parents n’avaient pas voulu que les élèves aient un uniforme, nous aurions respecté cette orientation-là, mais c’est l’inverse qui s’est produit », tient à préciser M. Louka.

L’imposition de la nouvelle norme découle du respect du code vestimentaire à l’école. En raison de l’influence de la mode, certains élèves ont tendance à ne pas respecter le code actuellement en vigueur. Par conséquent, le personnel se doit de le faire appliquer, ce qui entraîne des conséquences auprès des jeunes. « Il y avait des abus de la part de certains élèves, ce qui en a contraint plusieurs à retourner à la maison. Avec le port de l’uniforme, il n’y aura plus d’intervention de ce genre à faire », ajoute le directeur de l’établissement.

Les responsables analysent présentement le choix de l’entreprise qui sera retenue comme fournisseur des uniformes de l’école. Parmi les critères à considérer, la compagnie devra être établie au Québec, respecter l’environnement dans ses procédés de fabrication, fournir un code environnemental, proposer un matériel de qualité et des couleurs qui survivent aux lavages répétés. Les prix des vêtements seront abordables. Plus tard, l’école compte ouvrir un comptoir de friperie qui rachètera les vêtements de ceux qui quittent l’école et les revendra à prix modique à ceux qui en auront besoin.

Sur le territoire de la Commission scolaire des Patriotes, deux écoles secondaires, du Mont-Bruno et du Grand-Coteau, exigent le port de l’uniforme. Trois autres établissements, le Carrefour, de Chambly et François-Williams demandent aux élèves de porter un  chandail polo à l’effigie de l’école, signe distinctif, plutôt qu’un uniforme. Par ailleurs cinq autres écoles secondaires n’ont pas ce type d’exigence vestimentaire.

Il y a quelques années, l’École d’éducation internationale avait entrepris une démarche dans le but de vérifier si les parents souhaitaient voir les élèves porter l’uniforme. La majorité des parents avaient rejeté cette proposition.

 

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