Budget fédéral: « On fait fi des demandes du Québec au profit de celles du NPD! »

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Budget fédéral: « On fait fi des demandes du Québec au profit de celles du NPD! »
Le député de Montarville, M. Stéphane Bergeron, a joint sa voix à celle du chef du Bloc Québécois, M. Yves-François Blanchet, ainsi qu’à celle de l’équipe économique de son parti, qui accueillent plutôt froidement le budget fédéral présenté à la Chambre des communes, le 28 mars dernier.

Le député de Montarville, M. Stéphane Bergeron, a joint sa voix à celle du chef du Bloc Québécois, M. Yves-François Blanchet, ainsi qu’à celle de l’équipe économique de son parti, qui accueillent plutôt froidement le budget fédéral présenté à la Chambre des communes, le 28 mars dernier. «Dans ce budget, les libéraux paient leur dû aux néo-démocrates à même les fonds publics pour pouvoir continuer à se comporter comme s’ils formaient un gouvernement majoritaire, ce qui n’est pas le cas est-il besoin de le rappeler. Tout cela coûte cher, très cher, sans compter qu’il s’agit de nouvelles ingérences dans les juridictions du Québec et des provinces. Dès lors, il ne reste que des miettes pour répondre à leurs attentes, notamment au chapitre d’une hausse de la contribution fédérale au financement des soins de santé», de déclarer M. Bergeron.

«Le gouvernement de Justin Trudeau et Jagmeet Singh abuse du déséquilibre fiscal et d’un système de santé sous-financé pour se maintenir au pouvoir. Il faudra aussi surveiller de près des crédits d’impôt substantiels destinés à la transition écologique, mais susceptibles de profiter à des entreprises qui sont tout sauf écologiques, comme les pétrolières. Sans filet en cas de récession, ce gouvernement libéral-NPD devrait assurer sa survie immédiate, sans s’intéresser aux intérêts spécifiques du Québec ni aux demandes formulées par les intervenants socio-économiques québécois. Il semble se ménager de la marge de manœuvre pour un budget beaucoup plus électoraliste en 2024», a constaté M. Blanchet de son côté.

«Le Bloc Québécois proposait six grands axes d’intervention visant à améliorer la qualité de vie de l’ensemble des citoyennes et citoyens. Ce budget répond à peine à deux d’entre eux… S’il y a lieu de se réjouir, par exemple, de l’augmentation du financement destiné à soutenir l’éducation en français à l’extérieur du Québec, on ne peut s’empêcher de constater qu’Ottawa s’est senti obligé, en contrepartie, de soutenir plus généreusement l’anglais au Québec… alors que le français y est aussi en perte de vitesse! Les bonnes intentions du gouvernement libéral, au chapitre de la protection du français, ne sont, dans les faits, que de la poudre aux yeux, puisqu’il continue de financer notre anglicisation avec notre propre argent!», d’ajouter le député de Montarville.

«Le gouvernement fédéral, a-t-il poursuivi, s’est contenté de saupoudrer de l’argent ici et là en prétendant que cela allait permettre aux ménages de faire face à l’augmentation du coût de la vie. Dans les faits, les décisions significatives qui étaient attendues de la part de ce gouvernement n’ont toujours pas été prises… La soi-disant ‘‘entente’’ sur les transferts en santé, qu’Ottawa a enfoncée dans la gorge du Québec et des provinces, n’est pas bonifiée, les aînés ne verront pas l’ombre d’une augmentation de leurs prestations, la réforme de l’assurance-emploi n’est toujours pas au programme… La ministre des Finances disait que son budget nous ferait ‘‘sourire’’, faisant allusion à l’assurance dentaire, que les libéraux ont concédée aux néo-démocrates, dont les coûts explosent littéralement. C’est drôle, mais le fait de savoir que mes concitoyennes et concitoyens vont continuer d’en arracher, ça ne me fait pas sourire pantoute…»

«Le gouvernement fédéral, on l’a vu ces derniers mois, parvient difficilement à assumer ses propres responsabilités. On se serait donc attendu à ce qu’il se concentre sur ses missions fondamentales, notamment le logement, le pouvoir d’achat des aînés, la pénurie de main-d’œuvre, l’inflation, les changements climatiques et le virage vert, l’appui aux secteurs de pointe de l’économie québécoise, mais il continue de s’éparpiller, tout en se montrant particulièrement généreux envers l’Ontario et les pétrolières. Ce budget démontre que les libéraux ont davantage à cœur leur avenir à court terme que celui des Québécoises et Québécois», de conclure Stéphane Bergeron.

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