Boucherville : Pourquoi il aura fallu six jours avant de lever l’avis d’ébullition

François Laramée
Boucherville : Pourquoi il aura fallu six jours avant de lever l’avis d’ébullition
Les tablettes de plusieurs supermarchés ont été dévalisées de leur bouteilles d'eau le temps qu'aura été maintenu l'avis d'ébullition

Il aura finalement dû attendre à mercredi soit la sixième journée d’avis d’ébullition pour que l’ensemble du territoire de la Ville de Boucherville cesse de faire bouillir son eau avant de la consommer et ce alors que la plus importante canicule de l’été faisait grimper le mercure (avec humidex) à plus de 40 degrés.
Le premier avis avait été lancé vendredi 1er septembre en fin de journée et touchait non seulement Boucherville mais également Saint-Bruno-de-Montarville ainsi que les arrondissements de Saint-Hubert et du Vieux-Longueuil, là même où est située l’usine de traitement de l’eau. La présence de la bactérie E Coli avait d’abord été détectée dans le Vieux-Longueuil ce qui a nécessité le déclenchement de l’avis pour toute les villes desservies.
Dimanche, l’avis était levé dans les arrondissements du Vieux-Longueuil et de Saint-Hubert ainsi qu’à Saint-Bruno-de-Montarville mais il a été maintenu à Boucherville.
Puis, lundi une levée partielle pour une partie du territoire de Boucherville mais un important secteur de la ville demeure touché par l’avis d’ébullition soit tout le secteur au nord du boulevard de Mortagne vers le fleuve Saint-Laurent donc tout le quadrilatère entre la limite de Longueuil à l’ouest et la limite de Varennes., à l’est.
Ce sera finalement mercredi 6 septembre seulement sur le coup de midi soit six jours après le début du problème que l’avis d’ébullition a été levé pour l’ensemble du territoire de Boucherville.
École fermée
Non seulement la contamination de l’eau a forcé les citoyens touchés à faire bouillir l’eau avant de la consommer ou encore à acheter de l’eau dans les commerces de Boucherville lorsqu’il en restait mais la situation a eu des répercussions dans le milieu scolaire. L’école secondaire De Mortagne a décidé de fermer ses postes mardi 5 septembre en raison de la chaleur accablante, parce que des travaux perturbent le secteur mais aussi parce que l’avis d’ébullition maintenu dans le secteur compliquait considérablement le niveau de service offert à la clientèle étudiante. L’école a cependant rouvert ses portes le lendemain mercredi même si l’avis d’ébullition n’a été levé qu’à midi et bien que la température ait été tout aussi accablante que la veille.
Mardi dans son message sur les réseaux sociaux le maire de Boucherville, Jean Martel s’est évidemment dit désolé des nombreux inconvénients, en pleine période de canicule mais qu’il ne pouvait qu’espérer un retour rapide à la normale. Cela dit selon la Ville de Longueuil, chaque municipalité était responsable de faire effectuer des analyses localement.
Quant à la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, elle a indiqué qu’un bilan complet de l’opération serait fait dans les prochains jours car de nombreux citoyens ont formulé des plaintes entre autres en raison des moyens utilisés pour informer les citoyens de la situation et pour comprendre comment et pourquoi la bactérie E Coli s’est retrouvée dans le réseau d’eau potable des villes touchées. Par exemple, Sylvain Dufault de Boucherville a critiqué la confusion qui a régné lorsque le territoire de Boucherville a été scindé entre le nord et le sud de De Mortagne lors de la levée partielle de l’avis. Au début, l’école secondaire se retrouvait dans le secteur ou l’avis avait été levé alors que ce n’était pas le cas. Plus tard la Ville a diffusé une carte avec une délimitation à l’encre rouge ou l’école se retrouvait en zone d’ébullition. Idem pour le secteur est de la Ville qui n’était pas prévu dans le premier avis car le périmètre était délimité seulement par le boulevard De Mortagne seulement. D’autres citoyens se sont demandés pourquoi les villes n’avaient pas mis en place un plan d’aide et de distribution d’eau aux citoyens comme ce fut le cas il y a une dizaine d’années alors que les villes avaient ouvert des centres de distribution. Il y a 10 ans l’eau avait été contaminé pas un écoulement de pétrole dans l’eau alors même bouilli , l’eau était impropre à la consommation alors que cette fois-ci, il suffisait de faire bouillir une minute.

POURQUOI SIX JOURS
Interrogé à savoir pourquoi il avait fallu six jours pour lever complètement l’’avis d’ébullition à Boucherville alors que Longueuil et Saint-Bruno l’ont fait au troisième jour, le directeur général de la Ville, Roger Maisonneuve a indiqué que des analyses d’eau avaient été commandées dès le samedi (lendemain de l’avis) et le dimanche. « Le samedi les résultats étaient négatifs alors que dimanche, deux échantillons sur 20 présentaient de la contamination alors il a fallu recommencer le processus lundi et mardi, pour finalement obtenir, mercredi midi des tests négatifs durant 48 heures consécutives . »

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