Verchères 350

Charles Hamelin garde espoir de devenir le Canadien le plus médaillé de l’histoire

Photo de Daniel Bastin
Par Daniel Bastin
Charles Hamelin garde espoir de devenir le Canadien le plus médaillé de l’histoire
« Il reste le relais! J’ai vraiment hâte! Les gars sont " primés "! On veut gagner ça! » (Photo : Getty images / Matthew Stockman)

Le patinage de vitesse sur courte piste est un sport olympique rempli de rebondissements de toutes sortes et Charles Hamelin l’a vécu à ses dépends durant sa toute dernière épreuve individuelle à vie aux Jeux, alors qu’il a été pénalisé en demi-finales du 1 500 m. Toutefois, son rêve de devenir le Canadien le plus médaillé de l’histoire reste encore vivant, car il lui reste encore à prendre part au relais 5 000 m par équipe, mercredi prochain.
Les juges ont établi que le quintuple médaillé olympique était à l’origine d’un contact lors d’un dépassement survenu durant la compétition. « J’ai essayé d’être un peu agressif. J’ai voulu dépasser parce que j’aimais mieux être plus proche de l’avant qu’en milieu de peloton avec les gars qu’il y avait dans ma course. Dans mon dépassement, le Britannique m’a vraiment serré sur la courbe par l’arrière, ce qui m’a fait perdre l’équilibre. Je suis rentré dans l’Italien. Je savais que mes chances d’être disqualifié étaient là. J’espérais le mieux, mais j’ai été pénalisé », a déclaré le Julievillois alors qu’il a été interviewé par Radio-Canada au terme de l’épreuve.
Le vétéran de 37 ans a été particulièrement ému lorsqu’il a parlé de sa famille, sa conjointe Geneviève et sa petite Violette, âgée de près de 2 ans, qui étaient dans les gradins. « Je les aime et je les remercie de m’avoir encouragé. Si je suis ici, c’est en grande partie à cause d’eux. Ils m’ont encouragé durant les hauts et les bas et ça a fait du bien. Ça efface le résultat », a-t-il lancé, la voix cassée.
La journaliste lui a ensuite rappelé que ce n’est pas fini pour lui, qu’il y avait l’épreuve du 5 000 m par équipe qui sera disputée mercredi. « Il reste le relais. J’ai vraiment hâte! Les gars sont  » primés « ! On veut gagner ça! »
Pour l’ensemble de l’équipe, tant chez les hommes que chez les femmes, celui que l’on surnomme « La locomotive de Sainte-Julie » est le cœur de la formation canadienne et sa présence à leurs côtés est des plus précieuses, comme l’a expliqué avec beaucoup d’émotions sa coéquipière, Kim Boutin, au représentant du Journal de Montréal.
« C’est le plus grand athlète qu’on n’a jamais eu. C’est un cheval sans frein. Il nous a permis à tous de croire qu’on pouvait écrire notre propre histoire. Le voir terminer de cette façon ne justifie pas l’athlète qu’il est. Je lui souhaite énormément l’or avec le relais. Tout est possible. Il finira sur une bonne note. »

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