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Des coyotes se pointent le museau à Contrecœur

Photo de Steve Martin, Initiative de journalisme local
Par Steve Martin, Initiative de journalisme local
Des coyotes se pointent le museau à Contrecœur
Au cours des dernières semaines, quelques citoyens ont rapporté la présence de coyotes aux abords des parcs et des zones habitées à Contrecœur. (Photo : Steve Martin)

Au cours des dernières semaines, quelques citoyens ont rapporté la présence de coyotes aux abords des parcs et des zones habitées à Contrecœur. La Ville a tenu à rappeler qu’avec ces animaux sauvages, qui ne présentent pas de danger immédiat pour les humains, il faut tout de même faire preuve de prudence.

Sur son site, la Ville de Contrecœur a notamment relayé certaines des consignes proposées par la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA), soit de ne pas tenter d’approcher un coyote, de ne pas lui offrir de la nourriture, de ne pas laisser votre chien le pourchasser, mais surtout de ne pas fuir en courant et en lui tournant le dos, ce qui, immanquablement, va éveiller son instinct de chasseur.

Afin de le faire fuir, vous pouvez par ailleurs agiter les bras et faire du bruit ou encore lui lancer quelque chose… sans chercher à l’atteindre ou le blesser, bien entendu. Le coyote contribue après tout à garder un certain équilibre au niveau de la population de rongeurs et de petits animaux.

« C’est un animal qui aime les champs, les zones boisées, mais il circule aussi sur les voies ferrées, explique la mairesse de Contrecœur, Maud Allaire, qui a pris connaissance de trois situations impliquant la présence de coyotes sur le territoire de la municipalité. J’ai reçu un message privé dans lequel on disait avoir vu un coyote sur la rue Aubry. Il y a également eu une publication sur la page Facebook des Familles de Contrecœur par des gens qui ont filmé l’animal au parc Antoine-Pécaudy. Un coyote a aussi été vu dans un sentier de la zone du parc Barbe-Denys-De La Trinité. »

Poules et jardins

Selon certains citoyens, les coyotes ont pu être observés dans les champs à de nombreuses reprises au cours des dernières années. L’abondance de petits animaux et la présence de poulaillers urbains depuis le début de la pandémie ont cependant pu motiver ces opportunistes généralement assez peureux à s’approcher d’un peu plus près les zones occupées par les humains.

« C’est pourquoi on demande par exemple aux gens de garder leurs chats à l’intérieur la nuit. C’est une simple précaution. De toute manière, nos animaux domestiques, on devrait les garder à l’intérieur, en sécurité, et s’assurer qu’ils ne dorment pas dehors! », ajoute Mme Allaire.

La mairesse, qui sera de nouveau candidate aux élections de novembre prochain, rappelle par ailleurs qu’avec un territoire majoritairement agricole, la zone offre un milieu de vie intéressant pour les petits prédateurs comme le coyote et le renard.

« Et avec la pandémie, beaucoup de gens ont commencé à se faire des jardins urbains, mais ça attire les lièvres, rappelle par ailleurs Mme Allaire. Alors ça commence à faire un bassin d’alimentation assez intéressant pour le coyote! »

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