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« ÉquiAgglo » : Longueuil et Boucherville n’ont pas la même lecture de la situation

Photo de François Laramée. De l’Initiative de journalisme local
Par François Laramée. De l’Initiative de journalisme local
« ÉquiAgglo » : Longueuil et Boucherville n’ont pas la même lecture de la situation
Le maire Jean Martel

Le lancement, il y a maintenant deux semaines, du mouvement ÉquiAgglo n’est pas passé comme une lettre à la poste car les allégations des initiateurs dudit mouvement ont suscité plusieurs réactions de la part des maires de Longueuil et de Boucherville, entre autres.
Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux et par voie de communiqué, Sylvie Parent ne s’est pas gênée pour dénoncer l’offensive lancée par ce mouvement qu’elle estime de nature hautement politique. Les instigateurs, Louis Mercier, un actuaire de Saint-Bruno-de-Montarville ainsi que Claude Ferguson, lui aussi actuaire de Saint-Lambert, estiment qu’il y a iniquité fiscale à l’agglomération de Longueuil et que les villes liées paient environ 50 millions $ de trop annuellement.
La mairesse de Longueuil rappelle tout le cheminement qui a fait que l’agglomération de Longueuil est ce qu’elle est aujourd’hui à la suite de nombreuses études et réductions des frais et que personne n’a, à ce jour, trouvé de meilleure formule pour faire fonctionner l’agglomération. Selon la mairesse, les élus actuels qui endossent les théories d’ÉquiAgglo ou qui adhèrent à sa charte se disqualifient automatiquement au privilège de représenter Longueuil au cours des quatre prochaines années.
Lors du lancement officiel du mouvement ÉquiAgglo, le vendredi 10 mai dernier, le citoyen Claude Ferguson a indiqué que, selon ses chiffres, c’est la ville de Boucherville qui était la municipalité la plus défavorisée dans le système de gestion actuel de l’agglomération.
Le maire Jean Martel a réagi, lui aussi lors de la séance du conseil de lundi dernier. Il a tenu à préciser « que le maintien du niveau des dépenses dépend en partie du maintien du Pacte fiscal et du Règlement sur le partage des dépenses mixtes de l’agglomération de Longueuil. Ce règlement vient plafonner la contribution des villes liées à l’agglomération de Longueuil, dont fait partie Boucherville, en fonction de l’Indice des prix à la consommation (IPC). Ainsi, si les dépenses pour les services administratifs venaient à dépasser l’IPC, seule la Ville de Longueuil en assumerait les coûts excédentaires, limitant le fardeau fiscal des villes liées. Je trouve aussi étrange que, depuis 12 ans, les gens de Saint-Lambert affirment que Boucherville est trop avantagée par l’actuel pacte fiscal de l’agglomération et aujourd’hui, soudainement, on nous dit le contraire. La situation actuelle n’est pas parfaite, ça pourrait peut-être être mieux, mais le pacte nous a entre autres permis d’offrir aux citoyens de Boucherville un gel de taxes au cours des sept dernières années, d’abaisser notre dette et de réaliser de très nombreux projets. »

 

La mairesse de Longueuil réagit

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