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Le Varennois Benjamin Pelletier : un œil sur la balle, l’autre sur les ligues majeures

Photo de Steve Martin, Initiative de journalisme local
Par Steve Martin, Initiative de journalisme local
Le Varennois Benjamin Pelletier : un œil sur la balle, l’autre sur les ligues majeures

Le Varennois Benjamin Pelletier n’avait que 16 ans et neuf mois lorsque, en 2015, il a été repêché par les Phillies de Philadelphie. Un fait remarquable qui en faisait d’office une recrue d’exception.

Le parcours qui mène aux ligues majeures peut être long et ardu pour les jeunes joueurs de balle. La compétition est féroce et peu de Québécois ont su se tailler une place au sein des 30 équipes qui réunissent l’élite du « passe-temps » préféré de nos voisins du sud. Après tout, n’est pas Éric Gagné qui le veut.

« C’est certain que j’étais jeune, admet celui qui a poursuivi ses études secondaires à l’école De Mortagne de Boucherville. Mais j’ai toujours démontré du talent dans les niveaux où j’évoluais. Je pense que les repêcheurs ont remarqué que j’avais de la puissance au bâton et un bon bras; que je pouvais courir aussi. Ils ont vu un peu le tout, mais aussi le potentiel de progression qui était là malgré mon âge. »

Solide frappeur qui aime faire résonner son bâton, « Big Ben » a profité des dernières années afin de perfectionner son jeu. Voltigeur utilisé au champ droit et au centre, notre gaillard de 6 pieds 2 a d’ailleurs eu l’occasion de mettre son puissant bras à contribution tant auprès des Threshers de Clearwater en Floride que des BlueClaws de Jersey Shore, deux clubs affiliés au Phillies.

« Ç’a quand même été dur. J’étais jeune quand je suis arrivé, mais je reçois de bons feedbacks. Ça va bien. Je suis dans leur organisation depuis 2015, alors ça démontre que les Phillies voient quelque chose en moi. Je vais continuer à démontrer ce dont je suis capable et à pousser. J’ai encore de la progression à faire même si je suis rendu à 22 ans. »

Mike Trout et Bryce Harper

Après avoir participé à un camp pour les frappeurs à Seattle en janvier dernier, Benjamin Pelletier est retourné en Floride où, au cours des deux derniers mois, il se prépare pour la prochaine saison qui va débuter en mai. Au moment de discuter avec lui, il ne savait toujours pas cependant s’il allait demeurer dans le Sunshine State ou prendre la direction du New Jersey.

Comme bien des athlètes en développement ont dû le faire au cours de la dernière année, notre frappeur de puissance a appris les vertus de la patience durant une pandémie qui a pu ralentir la progression de nombre de jeunes sportifs, tous sports confondus.

« C’est sûr que ç’a affecté mon développement, admet celui qui voue une grande admiration au voltigeur des Angels de Los Angeles, Mike Trout. Au Québec, au début, les gyms étaient fermés, il n’y avait rien d’ouvert, alors ce n’était pas une situation facile. Sans équipement et sans être entouré de gens qui pratiquent le même sport que toi, tu es un peu pris avec toi-même, alors j’ai dû m’ajuster. »

Malgré ce contretemps, notre représentant continue de rêver et d’espérer se tailler éventuellement une place avec le grand club. Et qui sait, peut-être avoir la chance de côtoyer au champ le joueur étoile des Phillies, Bryce Harper.

« Les Phillies ont quand même signé de gros noms, nous dit Benjamin Pelletier, alors il faut vraiment qu’un jeune joueur fasse sa place. Et puis, il y a tous ceux qui attendent leur tour dans les mineurs. Il faut que tu te démarques d’eux aussi. »

 

 

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