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Plans régionaux des milieux humides et hydriques: défi environnemental pour la MRC

par Steve Martin de l'Initiative de journalisme local
Plans régionaux des milieux humides et hydriques: défi environnemental pour la MRC
Aux abords du fleuve Saint-Laurent, de nombreuses zones devront être protégées par la mise en application du plan sur lequel travaillent actuellement les municipalités qui font partie de la MRC de Marguerite-D'Youville. (Photo : Steve Martin)

Au cours des prochaines années, les MRC du Québec devront mettre en application des mesures afin de protéger la biodiversité de leurs milieux humides. Parmi les grands enjeux environnementaux du moment, les Plans régionaux des milieux humides et hydriques (PRMHH) comptent parmi les dossiers qui risquent de susciter de vives discussions.

Afin de stopper la détérioration de ces habitats nécessaires à la survie de certaines espèces, le gouvernement provincial a sommé les MRC d’adopter des mesures afin d’assurer la conservation de ces milieux précieux et essentiels à la préservation de la biodiversité. Ces dernières ont le mandat de présenter leur plan d’ici juin 2022.

Dans la MRC de Marguerite-D’Youville, la mise en application de ces éventuelles mesures risque de représenter un défi particulier. La présence de nombreux milieux humides aux abords du fleuve Saint-Laurent requiert en effet une vigilance accrue que pourrait compliquer le développement de certains projets d’envergure dont l’ajout anticipé d’un terminal à conteneurs du Port de Montréal dans le secteur portuaire de Contrecœur, un enjeu complexifié par la présence de La réserve nationale de faune (RNF) des Îles-de-Contrecœur.

« Il faut garder un équilibre entre les besoins économiques de la région et les besoins environnementaux, croit Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie et préfet de la MRC. C’était vrai aujourd’hui et ça le sera de plus en plus. »

Selon Mme Roy, les PRMHH permettront aux différentes régions de bien connaître l’inventaire des espèces qui se trouvent sur leur territoire, mais aussi de bien identifier les spécificités de chaque milieu.

« C’est un outil qui va nous permettre justement de savoir comment nous allons arbitrer chaque situation. Si un milieu est affecté, nous allons devoir compenser afin de ne pas perdre en biodiversité et en drainage naturel. C’est un document qui nous aidera dans notre travail. »

Objectif perte zéro

Pour contourner les problèmes soulevés par les futurs projets en développement, les municipalités et entreprises devront trouver des moyens de compenser afin de permettre le maintien d’une saine diversité et de préserver le patrimoine naturel de la région.

« On sait que l’objectif du gouvernement, c’est d’avoir zéro perte de milieux humides, poursuit Suzanne Roy. Alors, nous allons devoir déterminer comment nous allons pouvoir compenser en valorisant, par exemple, un autre milieu humide. Tout ça afin de le rendre plus efficace et d’améliorer sa biodiversité. »

Alors que les citoyens attendent des réponses imminentes concernant la mise en chantier de certains projets majeurs, il faudra attendre encore un moment avant qu’un éventuel plan ne soit mis en application.

« Je vous dirais que nous sommes dans le premier tiers du travail, estime Mme Roy. C’est important de prendre le temps de bien le faire, mais nous allons y arriver dans les délais, sans problème. »

 

Pour télécharger le document sur la démarche d’élaboration des Plans régionaux des milieux humides et hydriques, cliquez ici.

Pour consulter la carte interactive des milieux humides du Québec, cliquez ici.

 

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