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Éclatant succès du premier concert de la série Stradivarius de l’OSDL à l’église Sainte-Famille

Photo de Daniel Hart
Par Daniel Hart
Éclatant succès du premier concert de la série Stradivarius de l’OSDL à l’église Sainte-Famille
L'ensemble de cordes de l'OSDL regroupait une quinzaine de musiciens pour cette représentation. (Photo : Denis Germain)

Quelle prestation époustouflante! Le nouveau chef attitré de l’OSDL, Alexandre Da Costa, a livré une performance de haut niveau lors du premier concert de la série Stradivarius 2019-2020 de l’OSDL, jeudi dernier, devant une foule ravie à l’église Sainte-Famille. Ce coup d’envoi n’aurait pu être mieux réussi. Au programme intitulé Les huit saisons d’Alexandre, deux oeuvres connues du grand public : les Quatre Saisons de Vivaldi et les Quatre Saisons de Piazzolla. L’ensemble de cordes de l’OSDL, formé d’une quinzaine de musiciens, était installé sur scène de façon différente. Voilà un autre changement observé avec l’arrivée du jeune chef.

Le chef de l’OSDL, Alexandre Da Costa, a également joué comme soliste à ce premier concert de la série Stradivarius de l’OSDL.

Ce voyage musical de l’Italie à l’Argentine a pris son envol avec une formule particulière. Le comédien et animateur Joël Legendre, invité pour l’occasion, a lu un poème en préambule à chaque section de l’oeuvre de Vivaldi au menu. Cette approche se voulait un clin d’oeil à la plume littéraire et musicale du compositeur vénitien. Enchaînant avec le Printemps, les musiciens ont tout de go plongé dans l’oeuvre avec intensité. Da Costa a déployé son style à la fois rigoureux et enflammé dont il a fait sa marque. Son interprétation était pleine de vitalité. L’auditoire a reçu l’énergie du violoniste comme une bonne dose de multivitamines concentrées qui fait du bien.
Poursuivant avec l’Été, l’orchestre s’est baladé entre des segments parfois fougueux et d’autres empreints de douceur. L’intensité a repris de plus belle par la suite. À souligner, la rapidité d’exécution et la grande précision de jeu du soliste. Tout de suite après les dernières notes, l’assistance a applaudi les artistes à tout rompre. Les deux dernières parties de l’oeuvre de Vivaldi, l’Automne et l’Hiver, ont donné lieu à d’autres beaux moments musicaux dignes de mention. Da Costa a fait ressortir avec émotion la richesse sonore de son Stradivarius de 1701.
En deuxième partie de la soirée, les musiciens ont changé de registre avec les Quatre Saisons de Piazzolla. Ce compositeur, considéré comme le grand maître du tango, a écrit cette oeuvre à l’origine pour un quintette. L’OSDL a plutôt utilisé une version adaptée pour violon solo et orchestre, arrangée par le compositeur russe Leonid Desyatnikov vers la fin des années 1990. Les musiciens se sont une fois de plus montrés à la hauteur. Le public a passé d’agréables moments à entendre cette pièce.
Cette soirée musicale aura réussi non seulement à réchauffer les coeurs mais aussi à apporter un peu de baume sur l’hiver précoce qui vient de se manifester à nos portes.

 

 

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