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Les citoyens du chemin d’Anjou toujours en attente d’une réponse de Québec pour le branchement de leurs résidences au réseau d’aqueduc municipal

Photo de Daniel Hart
Par Daniel Hart
Les citoyens du chemin d’Anjou toujours en attente d’une réponse de Québec pour le branchement de leurs résidences au réseau d’aqueduc municipal
Le chemin d'Anjou compte une dizaine de résidences non branchées au réseau d'aqueduc de la Ville de Boucherville.

Inquiets de voir leur eau de consommation contaminée dans le contexte des travaux de réhabilitation de l’ancienne carrière Landreville, des résidents du chemin d’Anjou, proches voisins du site, sont impatients de recevoir une réponse du gouvernement quant à la demande d’obtenir une aide financière de Québec pour que leurs résidences soient branchées au réseau d’aqueduc municipal. « Jusqu’à maintenant, plusieurs pourparlers ont eu lieu avec la Ville de Boucherville et le promoteur en charge du projet de réhabilitation (Sanexen); tous les deux ont admis que le branchement au réseau d’aqueduc était la mesure appropriée pour éviter tout risque de contamination de notre eau potable. Ils ont tous deux accepté d’assumer une partie des coûts. Nous demandons au MELCC d’assumer une part aussi », réclame Claudelle Perreault, voisine immédiate du site, dans une missive au ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charrette.
Le silence du Ministère a aussi une incidence sur les préparatifs des éventuels travaux demandés par les résidents. « La Ville est également toujours en attente d’une participation financière de la part du Ministère pour finaliser les études et devis afin d’amorcer les démarches pour le prolongement de l’aqueduc jusqu’aux résidences à risque. Les travaux de remplissage avancent et nous entrons dans la période de dégel ce qui fait qu’augmenter nos inquiétudes quant aux risques de migration des contaminants », ajoute le conjoint de Mme Perreault, Sylvain Milette.
Le couple confirme n’avoir jamais eu de détection de contaminant dans le puits de sa résidence depuis 2011 sauf qu’en août 2018, à la suite d’un échantillonnage de routine, des traces d’hydrocarbures dans le puits d’un voisin tout comme dans le sien ont été observées. « Quoique cette donnée corresponde à la limite de détection du laboratoire pouvant être associée à une anomalie de laboratoire ou une contamination lors de l’échantillonnage il n’en demeure pas moins que le risque d’une contamination est présent et restera présent très longtemps, et ce, même une fois la réhabilitation complétée. Personne ne peut garantir que les contaminants resteront bien en place et sans migration dans la nappe phréatique alimentant nos puits », note M. Milette.
« L’été dernier, nous avons remarqué une modification à la qualité notre eau, odeur et augmentation de certaines valeurs tels manganèse, sulfures d’hydrogène et sodium. Bien que les concentrations trouvées demeurent en-dessous des limites acceptables pour la santé et inférieures aux normes de qualité de l’eau potable du Québec, nous réitérons qu’il est inacceptable de subir une dégradation de la qualité de notre eau et ce, en lien ou pas avec les activités de réhabilitation en cours », poursuit-il.
L’automne dernier, le Ministère a pris un nouvel échantillon dans le puits de ces résidents : aucune trace de contaminants n’a été détectée. Le couple a été informé du résultat cinq mois après la visite des experts.
Demande d’aide financière
Ces résidents du chemin d’Anjou ont contacté le personnel du bureau de circonscription de la députée et ministre Nathalie Roy afin d’expliquer la situation qui les préoccupe. Par la suite, ils ont reçu une communication indiquant que la demande d’aide financière est désormais déposée au ministère des Affaires municipales. « La demande est sous évaluation pour voir s’il y a un programme qui correspondrait à ce type de dossier ; nous n’avons pas encore reçu de nouvelle », a mentionné à La Relève l’attachée politique de la ministre Roy, Sylvie Trépanier.
Selon un porte-parole du ministère des Affaires municipales, le MAMH a informé la Ville de Boucherville que le raccordement des résidences existantes pouvait être financé par le biais du programme de la Taxe sur l’essence et de la contribution du Québec (TECQ). De nouvelles sommes sont dévolues aux municipalités du Québec pour la période de 2019 à 2023.

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