Développer de saines habitudes de vie afin de lutter contre les maladies chroniques

Développer de saines habitudes de vie afin de lutter contre les maladies chroniques

Journée montérégienne de santé publique 2011

De récentes statistiques révèlent que près d’un adulte sur cinq souffre d’au moins une maladie chronique en Montérégie.

En modifiant leurs habitudes de vie, ils pourraient toutefois vivre plus longtemps en bonne santé. Les résultats d’une enquête effectuée en 2009 auprès de 4400 résidents de la Montérégie indiquent que deux adultes sur trois disent vouloir améliorer leur état de santé. Dans 90 % des cas, ils seraient prêts à modifier leurs habitudes de vie, mais estiment faire face à des embûches qui les empêchent de passer à l’action.

Trois principaux facteurs freinent leur élan à ce chapitre : les enjeux financiers, les contraintes de temps liées au travail ou à la famille et la motivation. « Il devient donc essentiel de créer des environnements propices à l’adoption et au maintien de saines habitudes de vie dans tous les milieux, mais particulièrement dans le milieu municipal. Les municipalités ont des leviers et des moyens d’action privilégiés », argue la directrice de santé publique, Dre Jocelyne Sauvé.

La semaine dernière, lors de la Journée montérégienne de santé publique 2011 à laquelle ont assisté 200 personnes, Dre Sauvé a fait valoir aux élus, directeurs généraux des villes, urbanistes et responsables des loisirs des municipalités de la région l’importance de penser, d’aménager et de réinventer les environnements afin qu’ils soient favorables aux saines habitudes de vie.

«Les Montérégiens sont déjà bien entourés par des environnements qui permettent de bouger plus et manger mieux mais il reste encore beaucoup à faire. Bien que l’adoption de saines habitudes de vie reste un choix individuel, la mise en place d’environnements favorables facilite le passage de l’intention à l’action », a précisé la directrice de santé publique.

Son allocution a mis en relief quelques exemples qui aideraient les citoyens; des idées qui vont dans toutes sortes de direction : augmentation de l’accès à des installations sportives et récréatives, amélioration de l’offre de boissons et d’aliments sains à prix abordables dans les concessions municipales et aux événements spéciaux, mise en place de mesures d’apaisement de la circulation afin d’assurer des déplacements actifs sécuritaires – tels des passages piétonniers, la réduction des limites de vitesse – soutien à la création de jardins communautaires et collectifs de même qu’à des marchés de producteurs maraîchers, aménagement de corridors scolaires pour encourager les déplacements actifs sécuritaires des écoliers. Certaines municipalités de la région ont d’ailleurs déjà posé des gestes en lien avec les exemples précités.

En adoptant une saine alimentation, en faisant régulièrement de l’activité physique et en cessant l’usage de la cigarette, il serait possible d’éviter 80 % des maladies cardiovasculaires et du diabète et 40 % des cancers. Demeurer actif physiquement, maintenir un poids santé et éviter de fumer retarderaient de sept à treize ans les incapacités reliées aux maladies chroniques. « Celles-ci représentent un fardeau inquiétant qu’il est heureusement possible de modifier », a ajouté Dre Sauvé.