Le groupe Salebarbes attire les spectateurs mais pas l’orage!

Photo de Daniel Bastin
Par Daniel Bastin
Le groupe Salebarbes attire les spectateurs mais pas l’orage!
Le spectacle d’ouverture du 350e anniversaire de Varennes orchestré par le groupe Salebarbes a enivré la foule massée au parc du Pré-Vert, le 21 mai dernier. (Photo : Daniel Bastin)
La formation a livré un authentique voyage musical de l’Acadie à la Louisiane durant lequel chanson francophone, « groove » et joie de vivre ont été à l’honneur.

Les organisateurs de ce grand événement voulaient une ambiance électrisante, mais pas électrique, et c’est exactement ce qui s’est produit alors que l’on présentait le spectacle d’ouverture des festivités du 350e de Varennes devant une foule conquise au parc du Pré-Vert, le 21 mai dernier.
Quelques heures avant le lancement officiel, le ciel était mauve tellement il était lourd, on entendait le tonnerre au loin et le vent soufflait si fort que la mascotte de Varennes, Bourrasque, croyait qu’il avait des petits frères!
C’est avec soulagement que Martin Damphousse, accompagné des autres mairesses et maires des municipalités voisines, a pu prendre la parole un peu avant 20 h. « Il y a une heure seulement, on ne savait pas si on aurait un spectacle! Le vent faisait tomber les banderoles, les pancartes, etc.! Il y a eu de la pluie à Verchères, à Contrecœur, à Sainte-Julie, mais finalement, pas une goutte ici à Varennes! », sous les applaudissements de la foule provenant d’un peu partout dans la région. (NDLR : selon nos informations, René Gaultier aurait eu son mot à dire du haut du ciel dans ce revirement inattendu!)
« Il y a quelques familles ukrainiennes qui sont arrivées dans les derniers jours et je tiens à leur dire : « Laskavo prosymo! » (ласкаво просимо), ce qui veut dire Bienvenue en ukrainien! »
Par la suite, le groupe Salebarbes, composé de Jonathan et Éloi Painchaud, Kevin McIntyre, George Belliveau et Jean-François Breau, a proposé un véritable voyage musical de l’Acadie à la Louisiane, en s’inspirant de l’énergie brute et festive du répertoire acadien (« Cajun »). Ce soir-là, l’énergie électrique ne venait donc pas du ciel, mais bien de la scène!
Et pour ceux qui se demandent ce que veut dire Salebarbes, non, ça n’a pas rapport à la pilosité des musiciens (!), car en langue acadienne, les salebarbes sont de petits filets de pêche qu’on accroche au bout d’un quai la nuit et qu’on lève le lendemain matin. Ils avaient choisi ce nom « parce que ça sonne « great » », comme avait dit le violoniste, George Belliveau. Et aussi, parce que ces filets ramassent tout sur leur passage, un peu comme leur musique!
On avait donc droit à l’énergie acadienne ce soir-là, et même des accents pas toujours évidents à suivre, comme l’a demandé un des membres : « Comprenez-vous ce que je dis? », alors que la foule a répondu avec un rire amusé.
Le grand parc du Pré-Vert a été animé pour l’occasion de jongleurs, d’échassiers et illuminé de feux d’artifice en fin de spectacle, alors que les bières du 350e anniversaire de Varennes étaient servies sur place.
Et le maire n’a pas manqué de saluer les gens qui ont travaillé fort depuis 2018 afin de présenter une programmation… du tonnerre!

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