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Annick De Carufel : la dame de fer de Sainte-Julie

Photo de Steve Martin, Initiative de journalisme local
Par Steve Martin, Initiative de journalisme local
Annick De Carufel : la dame de fer de Sainte-Julie
Annick De Carufel en compagnie de son conjoint et supporter, Ghislain Larouche. (Photo : Courtoisie)

Nombreux sont ceux qui aiment pratiquer un sport, mais les quelques rares courageux qui osent se lancer des défis d’endurance extrêmes font partie d’une catégorie à part. Seule Canadienne inscrite à l’Ultra Triathlon Double Anvil du Virginia Anvil Fest, qui se déroule au Lake Anna State Park jusqu’au 10 octobre, Annick De Carufel fait partie de ce groupe pour le moins intrépide.

Annick De Carufel a 51 ans et elle est dangereusement en forme. Grand-maman depuis peu, elle désirait souligner le passage à une nouvelle dizaine en participant à une épreuve hors du commun. En raison de la pandémie qui a causé l’annulation de l’épreuve se déroulant en Virginie, elle a dû attendre une année de plus.

Au programme : 7,6 kilomètres de nage, 360 km de vélo et 84,4 km de course à pied… sans arrêt. Et pour ajouter au défi, chaque participant a 36 heures pour compléter son parcours, sinon, c’est la disqualification.

En forme vous dites? Pourtant, le goût de ce genre d’épreuve est encore tout récent dans la vie de la maman de trois enfants. « J’ai 51 ans, alors on s’entend que je ne vise pas les olympiques, s’amuse notre sportive. En fait, j’étais maman à la maison, j’avais 40 livres en trop quand j’ai décidé en 2014 de faire mon premier marathon. J’ai mis mes running shoes et j’ai commencé à courir! Par la suite, j’ai pris part à mon premier Ironman. Ça ne faisait pas deux ans que je m’étais mis au vélo. J’ai participé au Canada Man à Lac-Mégantic. Pour moi, c’était nouveau de monter des côtes à vélo, de courir en forêt et de nuit, de nager à la noirceur. Ça fait partie des choses que j’ai dû assimiler. »

« Petite tortue persévérante »

En plus d’avoir participé au Marathon de Boston en 2019, la Julievilloise a terminé 2e chez les femmes lors de la présentation d’un ultramarathon à Philadelphie qui lui a confirmé que les épreuves d’endurance étaient bien faites pour elle.

« J’ai un entraineur privé et avec lui, on a tout de suite compris que je n’étais pas une sprinteuse très rapide. Il y a beaucoup d’athlètes qui sont meilleurs que moi à ce niveau. Là où je me démarque, où je me sens confortable, ce sont les longues distances. C’est clair que je suis une petite tortue persévérante! »

En s’inscrivant au Double Anvil, Annick avait deux objectifs clairement définis : celui de se rendre à la ligne de départ et celui de franchir la ligne d’arrivée. « C’est drôle à dire, mais la charge de travail pour se rendre là est quand même imposante. J’aurais pu me blesser, tomber, j’aurais pu perdre le goût. C’est quand même assez demandant. Mais à quelques jours du départ, je considère avoir atteint mon premier objectif! »

Les rôles inversés

Si elle a pratiquement atteint son premier but – être sur la ligne de départ le 8 octobre – on peut dire que c’est en partie grâce aux encouragements des membres de son petit clan. « J’ai un mari tout à fait extraordinaire, admet Annick. Ça fait 30 ans qu’on est mariés. Il m’appuie. En fait, je dirais que c’est mon fan numéro un! »

Quant aux trois enfants du couple, après avoir profité des encouragements de leurs parents au fil de leur propre parcours sportifs, c’est à leur tour de venir assister aux exploits de leur maman. « Pendant des années, nous les avons suivis et encouragés. Nos enfants ont fait de la natation, mon garçon a fait du karaté. Ça a toujours fait partie de notre quotidien. Nous avions une télé, mais c’était très restreint. Nous avons fait des activités avec eux, de la descente de rapides, du kayak, plein de choses. Pendant des années, j’ai priorisé mes enfants. C’est mon tour maintenant! (rires). »

Annick De Carufel tient à remercier la boutique Natation Plus de Longueuil ainsi que l’entreprise Marinoni de Terrebonne pour leurs conseils dans la sélection de son vélo de compétition.

 

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