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Rentrée parlementaire à Ottawa: y a-t-il un pilote dans l’avion?

communiqué
Rentrée parlementaire à Ottawa: y a-t-il un pilote dans l’avion?
Fidèle à ses habitudes, le Bloc Québécois a proposé de nombreuses solutions en ce qui a trait à la gestion des déplacements aériens, des contrôles à la frontière et des quarantaines au retour

À la suite de la rentrée parlementaire, les députés de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères et de Montarville, MM. Xavier Barsalou-Duval et Stéphane Bergeron, ont joint leur voix à celle du chef du Bloc Québécois, M. Yves-François Blanchet, pour se dire grandement préoccupés pour la santé des Québécoises et Québécois. À moins de cinq semaines de la semaine de relâche québécoise, les élus bloquistes déplorent le manque flagrant de leadership du premier ministre et craignent que le fédéral continue de « voler sans pilote » en pleine pandémie.

Fidèle à ses habitudes, le Bloc Québécois a proposé de nombreuses solutions en ce qui a trait à la gestion des déplacements aériens, des contrôles à la frontière et des quarantaines au retour :

Interdiction complète des vols non essentiels vers l’étranger ;
Application aux déplacements aériens des mêmes règles qu’aux déplacements terrestres ;
Imposition d’une quarantaine surveillée de deux semaines ;
À la charge du voyageur de retour d’un voyage non essentiel ;
À la charge de l’employeur si le déplacement est essentiel et lié au travail ;
À la charge de l’État si le déplacement est humanitaire.
Transfert au Québec de l’autorité en matière de surveillance des quarantaines, avec pouvoir de sanction ;
Garantie de remboursement des vols annulés pour des raisons sanitaires.

Yves-François Blanchet dénonce vivement le manque terrible de leadership de Justin Trudeau sur le contrôle des frontières : « Chaque jour, des gens reviennent au Québec comme si de rien n’était avant de rentrer chez eux, sans suivi sérieux de leur quarantaine. Et les libéraux tergiversent, jasent, taponnent, et le premier ministre ne décide rien ! Les États‐Unis de Joe Biden restreignent les vols de l’étranger alors que les libéraux calculent combien de votes ça leur coûterait. »

Xavier Barsalou-Duval se dit outré du manque de sens des responsabilités du premier ministre en ce qui a trait aux mesures de contrôle dans les aéroports et à la surveillance des quarantaines : « Ottawa fait montre d’un laxisme flagrant à un point tel que Québec envisage de prendre les rennes et d’instaurer ses propres mesures sur son territoire. Toutefois, sans les pouvoirs de sanction que le gouvernement canadien refuse de lui accorder, son projet risque de mourir au feuilleton. À l’approche de la semaine de relâche scolaire qui s’annonce compliquée pour les parents, le manque de leadership des libéraux est préoccupant et inquiétant pour la santé des citoyennes et des citoyens », a-t-il déclaré.

« Rappelons-nous la lenteur avec laquelle le gouvernement a géré les frontières au printemps dernier. Ce fut si lent qu’il a même fallu que la mairesse de Montréal dépêche du personnel à l’aéroport de Dorval pour informer les voyageurs de la quarantaine à respecter à leur retour. Voilà que, pendant que Justin Trudeau convoque des points de presse pour annoncer qu’il annoncera quelque chose, certaines agences de voyages prennent elles-mêmes l’initiative de ne pas vendre de voyages non essentiels. C’est dire à quel point le jugement et le leadership ne semblent pas donnés à tous… », déplore le député de Montarville, tout en saluant l’initiative de ces agences de voyages.

Xavier Barsalou-Duval et Stéphane Bergeron s’entendent pour dire que le pilote du gouvernement libéral ne met pas ses priorités aux bonnes places. « Ce qui semble paralyser le gouvernement fédéral, c’est son obsession électorale… Ce qui est prioritaire en ce moment, ce sont les contrôles aux frontières, l’interdiction des voyages non essentiels et la surveillance des quarantaines. S’il ne décolle pas enfin avec ces mesures, c’est une recrudescence de la pandémie qui risque d’atterrir une nouvelle fois chez nous… », de conclure messieurs Barsalou-Duval et Bergeron.

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