Guignolée 2020

L’artiste Jean-Pierre Lafrance laisse sa griffe à l’entrée de Calixa-Lavallée

par Steve Martin de l'Initiative de journalisme local
L’artiste Jean-Pierre Lafrance laisse sa griffe à l’entrée de Calixa-Lavallée
Devant l’affiche qui souhaite aujourd’hui la bienvenue aux visiteurs, l’artiste Jean-Pierre Lafrance entouré de sa compagne Brigitte Hartmann et du maire de Calixa-Lavallée, Daniel Plouffe. » (Photo : Steve Martin)

Si la nouvelle affiche installée à l’entrée de Calixa-Lavallée donne une bonne idée de l’esprit qui caractérise le village, c’est grâce au travail du peintre et sculpteur Jean-Pierre Lafrance. Comme l’ancien dessinateur de mode habite la région, il n’a pas eu à chercher bien loin pour trouver l’inspiration.

« La maison de pierre, c’est vraiment ce qui représente le village, explique celui qui, au moment de notre discussion, n’avait pas encore vu le résultat final. L’idée vient de là, tout simplement. Je n’ai fait que copier ce que je vois! »

Par ailleurs, pour réaliser son croquis de départ, l’artiste a dû laisser le style abstrait de ses œuvres récentes au vestiaire.

« Après avoir été dessinateur de mode, je suis allé plutôt du côté de la peinture figurative, ajoute celui qui, durant sa jeunesse, a étudié à l’école des Beaux-Arts de Montréal. Ce sont les années d’expérience qui m’ont amené du côté de l’abstraction. »

Une exposition à Toronto

Si l’ambiance calme de Calixa-Lavallée pourrait convenir à bien des artistes, Jean-Pierre Lafrance admet que, avant de jeter l’ancre dans la région, il a cherché l’inspiration dans des endroits plus densément peuplés que le havre où il crée aujourd’hui.

« Le calme, ce n’est pas important pour moi quand je travaille, poursuit l’artiste originaire de Montréal. En fait, j’ai vécu en Californie, à New York, au Mexique… tous des endroits où ça bouge un peu plus quand même. En Californie, je faisais ce qu’on appelait de l’arte povera, de l’art pauvre. Je faisais des collages, je récupérais des matériaux, des morceaux de métal, de bois, peu importe. Mon virage vers l’abstrait s’en venait à ce moment-là. »

Affecté comme bien d’autres artistes par la COVID-19, M. Lafrance a vu l’exposition printanière qu’il préparait pour Toronto être remise à une date ultérieure. Espérons que le délai lui permet entre-temps de puiser l’inspiration dans son environnement afin de créer de nouvelles œuvres.

« Ici, je suis entouré de trois beaux lacs, admet ce dernier. J’ai des oies, des cygnes. C’est superbe. Ça inspire, même si je ne peins pas de paysage. Moi, ce que je peins, c’est l’absurde! »

 

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