Le Port de Montréal est confiant de mettre en place des mesures environnementales adéquates

Le Port de Montréal est confiant de mettre en place des mesures environnementales adéquates

« Nous sommes confiants de pouvoir mettre en place les mesures adéquates qui nous permettront de gérer de façon responsable les impacts de notre projet, incluant l’enjeu du chevalier cuivré », a indiqué Sylvie Vachon, pdg de l’Administration portuaire de Montréal.

Crédit photo : Rues Principales Contrecoeur

Dans un article publié le 5 juin dernier dans le quotidien Le Devoir, il est écrit que le Port de Montréal a mal évalué les effets de son mégaprojet d’expansion de Contrecoeur sur le chevalier cuivré et la rainette faux-grillon, selon les commentaires des experts des gouvernements du Québec et du Canada.
Le journaliste Alexandre Shields indique dans le texte que différents ministères sont appelés à poser des questions à l’Administration portuaire de Montréal dans le cadre de l’étude menée par l’Agence canadienne d’évaluation environnementale (ACEE), mais aussi à commenter l’étude d’impact produite en vue du projet de terminal de conteneurs de 750 millions de dollars.
« C’est dans ce contexte que les experts du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) ont constaté que l’évaluation des impacts sur le chevalier cuivré — un poisson unique au Saint-Laurent, classé « en voie de disparition » — est trop restreinte », est-il notamment souligné.
« Pêches et Océans Canada (MPO) va plus loin en insistant sur l’importance de la superficie d’habitat qui pourrait carrément « disparaître » en raison du dragage du fleuve qui sera nécessaire pour implanter le futur port, où transiterait chaque année jusqu’à 1,5 million de conteneurs. »
Un peu plus bas dans l’article, il est écrit : « En plus de l’évaluation trop restreinte pour le chevalier cuivré, le MFFP note par ailleurs d’autres lacunes dans les inventaires fauniques du Port de Montréal, notamment en ce qui a trait à la rainette faux-grillon de l’Ouest, une autre espèce menacée. »
Processus normal de revue
À la suite de la publication de cet article, Sylvie Vachon, la présidente-directrice générale de l’Administration portuaire de Montréal (APM) ainsi que Daniel Dagenais, vice-président aux opérations, ont fait une mise à jour sur le projet de terminal portuaire de Contrecœur.
« Dans le cadre de son analyse, l’ACÉE nous transmettait récemment une série de questions et commentaires résultant de l’examen de l’étude d’impact environnemental de notre projet afin d’obtenir des renseignements supplémentaires et des précisions devant permettre au comité chargé de cette étude de poursuivre son travail. Toute la documentation peut être consultée sur le site de l’ACÉE », rappellent-ils.
« L’enjeu du chevalier cuivré, un élément prioritaire pour l’APM, y est notamment soulevé. Nous sommes confiants de pouvoir mettre en place les mesures adéquates qui nous permettront de gérer de façon responsable les impacts de notre projet, incluant l’enjeu du chevalier cuivré. Comme elle le fait depuis le début du processus d’évaluation environnementale de son projet d’aménagement d’un terminal à conteneurs à Contrecœur, l’APM collaborera et répondra aux demandes d’information complémentaire de l’ACÉE. »
« Nous sommes dans le processus normal de revue de notre étude d’impact, pour nous assurer qu’elle englobe l’ensemble des enjeux soulevés par les experts des organisations consultées par l’ACÉE, de même que par les groupes autochtones et les participants aux consultations publiques ayant eu lieu cet hiver. Ces échanges liés aux questions et demandes complémentaires de l’ACÉE se poursuivront au cours des prochains mois, comme c’est le cas de tous les projets d’expansion portuaire inscrits dans ce processus. »
« Le projet de terminal à conteneurs que nous proposons est névralgique pour permettre au Port de poursuivre sa mission, laquelle doit bien assurément se réaliser dans le respect de l’environnement dans lequel nous opérons. Nous avons la conviction qu’il nous est possible de réaliser un projet porteur comme celui de Contrecœur, tout en conciliant développement économique et développement durable », ont-ils conclu.