Le Verchèrois Éric Bussière vise les Jeux paralympiques de Tokyo en 2020!

Le Verchèrois Éric Bussière vise les Jeux paralympiques de Tokyo en 2020!

« Je gravis la montagne un peu plus à chaque tournoi et j’ai bien l’intention d’atteindre le sommet », de lancer fièrement le Verchèrois.

Crédit photo : Boccia Canada

Éric Bussière est peut-être confiné à sa chaise roulante en raison d’une maladie neuromusculaire évolutive, mais cela ne l’empêche pas de voyager à travers le monde et d’avoir des objectifs ambitieux! Récemment, le Verchèrois de 32 ans a participé aux Championnats du monde de boccia disputés à Liverpool en Grande-Bretagne et il espère pouvoir prendre part aux prochains Jeux paralympiques à Tokyo dans deux ans.
Rappelons que le boccia est un sport apparenté à la pétanque et Éric évolue dans la classe BC3, c’est-à-dire avec des participants aux prises avec d’importantes difficultés motrices qui peuvent être aidés d’un assistant ou d’un appareil pour lancer la balle.
Le Verchèrois vit avec une maladie neuromusculaire évolutive, l’amyotrophie spinale de type 2, et son autonomie se limite au mouvement de sa joue et de son index. Il a découvert le boccia en 2011 et il s’est taillé une place au sein de l’équipe nationale après seulement deux ans de pratique.
Il peut compter depuis peu sur un nouveau bras robotisé d’une valeur de 50 000 $, ce qui lui facilite grandement la vie. Cet outil technologique a pu lui être remis grâce à des levées de fonds organisées par Samuel Fleurant Beauchemin, qui a créé la Fondation Le Pont vers l’Autonomie il y a cinq ans.
« Atteindre le sommet! »
Notre athlète bien spécial a joué deux matchs le 13 août dernier. Il a subi une défaite 4 à 3 contre le Britannique Jamie McCowan et a défait le Belge Pieter Cilissen 6 à 4, ce qui lui a permis de terminer en deuxième place du groupe B des BC3 avec une fiche de deux victoires et une défaite.
Lors des huitièmes de finale, il a perdu son affrontement face au Grec Grigorios Polychronidis, qui a gagné par la marque de 8 à 0. « J’ai beaucoup apprécié mon match contre Polychronidis malgré le résultat. J’ai profité de chaque moment à 100 %. Je suis satisfait de ma compétition individuelle et j’ai beaucoup appris. Mon jeu s’est beaucoup amélioré depuis les derniers mondiaux de 2014, mais je sais qu’il reste beaucoup de travail pour progresser en vue des Jeux paralympiques de Tokyo », a expliqué Bussière.
« Chaque tournoi auquel je participe est un énorme bagage de connaissances et expériences et je suis conscient de tout le chemin parcouru. Je gravis la montagne un peu plus à chaque tournoi et j’ai bien l’intention d’atteindre le sommet », de conclure fièrement le Verchèrois.