Financement de l’Association internationale des études québécoises: Stéphane Bergeron réclame l’annulation des coupures annonçées

Financement de l’Association internationale des études québécoises: Stéphane Bergeron réclame l’annulation des coupures annonçées

Stéphane Bergeron

Crédit photo : Archives

C’est dans le cadre d’une question posée à la ministre des Relations internationales à l’Assemblée nationale, le 14 mars dernier, que le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de relations internationales, de Francophonie et de francophonie d’Amérique, monsieur Stéphane Bergeron, a réclamé que la ministre annule l’amputation annoncée de 40% du budget de l’Association internationale des études québécoises.
«En avril dernier, le premier ministre du Québec décernait, à l’occasion d’une cérémonie solennelle, la plus prestigieuse distinction de l’État québécois, l’Ordre national du Québec, à un certain Peter Klaus. Qui est Peter Klaus? C’est, aux dires mêmes du premier ministre, ni plus ni moins qu’un ambassadeur de la littérature québécoise en Allemagne. Il a développé le modèle allemand des études québécoises, qu’il a partagé partout sur la planète durant toute sa vie. Or, le gouvernement de ce même premier ministre a choisi d’amputer de 40% le budget de l’Association internationale des études québécoises, qui joue un rôle crucial d’appui à cette véritable diplomatie culturelle que constituent les études québécoises à l’étranger. Son budget ne s’élève plus qu’à un maigre 83 000 dollars, alors qu’il a déjà été de 235 000 dollars avant les premières coupures, en 2015. On prétend qu’à l’époque, la ministre des Relations internationales s’était battue, mais en vain, pour faire annuler ces coupures. Compte-t-elle faire de même aujourd’hui?», de demander monsieur Bergeron.
Appelé à commenter la réponse byzantine de la ministre, le député de Verchères a déclaré: «Curieusement, le gouvernement a trouvé 100 000 dollars pour un centre universitaire de recherche sur le fédéralisme, ce qui représente presque le même montant que celui qui a été coupé à l’Association internationale des études québécoises. Ce n’est donc pas l’argent qui manque, d’autant que le budget du ministère a lui-même connu une hausse importante cette année. La ministre doit savoir que l’association joue un rôle crucial d’appui à cette véritable diplomatie culturelle que constituent les études québécoises à l’étranger. Ses membres servent souvent de relais pour le personnel diplomatique du gouvernement, et ce, gracieusement. Il s’agit donc d’économies de bouts de chandelle. La ministre doit revenir à la raison et annuler ces coupures ridicules et contre-productive», a conclu Stéphane Bergeron.