Le Bloc Québécois dénonce l’utilisation de la devise américaine par la station de ski Mont-Tremblant

Le Bloc Québécois dénonce l’utilisation  de la devise américaine par la station de ski Mont-Tremblant

Le chef parlementaire et député du Bloc Québécois Xavier Barsalou-Duval, est préoccupé par une situation qui nécessite l’attention du gouvernement de manière urgente

Crédit photo : Courtoisie

Le chef parlementaire et député du Bloc Québécois Xavier Barsalou-Duval, est préoccupé par une situation qui nécessite l’attention du gouvernement de manière urgente. En effet, il s’agit de la station de ski de Mont-Tremblant qui a décidé de facturer les abonnements de saison en dollars américains et d’appliquer le taux de change à ceux qui désirent payer en dollars canadiens.
« Cela constitue à mon avis un non-sens puisque cette station de ski est située au Québec, alors il me semble évident que celle-ci devrait fixer ses prix en dollars canadiens pour les consommateurs d’ici. Malheureusement, les compagnies œuvrant auprès des consommateurs du Québec ne sont aucunement obligées d’accepter la devise canadienne, » s’est exclamé le député Barsalou-Duval.
Il poursuit : « Je comprends parfaitement qu’une entreprise exportant aux États-Unis, peut facturer d’autres entreprises en dollars américains. Mais lorsque celles-ci font affaire avec des particuliers de chez nous, il me semble essentiel que leurs prix soient fixés en dollars canadiens afin de faciliter les transactions et de diminuer la fluctuation des prix. »
Selon le député, cette situation est préjudiciable pour nos concitoyens et crée un dangereux précédent pour plusieurs compagnies. Imaginons en effet que d’autres multinationales américaines décident d’emboîter le pas, comme Walmart, Best Buy ou McDonald. Ces dernières vendent des produits de consommation et si elles décidaient de prendre la même direction, l’impact sur les consommateurs serait néfaste et durable.
« Cela amènerait de l’instabilité sur les prix, en plus de refiler la facture du taux de change aux consommateurs. L’économie subirait également des effets pervers, car notre capacité à prédire les prix s’en trouverait diminuée, ce qui aurait pour effet de nuire à la consommation. J’enjoins au ministre Morneau d’agir rapidement et de légiférer sur cet enjeu pour empêcher les compagnies qui œuvrent au pays de profiter de cette faille dans la loi, » a conclu le chef parlementaire et député du Bloc Québécois, Xavier Barsalou-Duval.