Verchères 350

La FCCQ et la CCIRS s’attendent à des gestes forts pour pallier à la pénurie de main-d’œuvre

Fédération des chambres de commerces du Québec
La FCCQ et la CCIRS s’attendent à des gestes forts pour pallier à la pénurie de main-d’œuvre
Le président de la CCIRS, Alain Chevrier

La Fédération des chambres de commerces du Québec (FCCQ) et la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud (CCIRS) réitèrent l’importance de s’attaquer de manière décisive au principal frein à la relance économique : la pénurie de main-d’œuvre.
Les délais en immigration au cœur des enjeux de main-d’œuvre
« Le gouvernement fédéral doit aider les entrepreneurs québécois à retenir la main-d’œuvre provenant de l’immigration. Ce qu’on voit actuellement, ce sont des projets d’expansion d’entreprises qui sont mis sur la glace, des usines qui peinent à tourner à plein régime et des commerces qui doivent réduire leurs heures d’ouverture par manque d’employés. Un des leviers dont dispose le gouvernement fédéral, c’est le délai de traitement des dossiers d’immigration, plus particulièrement pour les résidences permanentes. Ce n’est pas normal que ces délais de traitement sont en moyenne de 3 ans au Québec alors qu’ils sont de 6 mois dans les autres provinces canadiennes. On s’attend à ce que toutes les ressources soient investies dès maintenant par Ottawa pour régler ce problème », a affirmé Charles Milliard, président-directeur général de la FCCQ.
« Longues procédures, exigences élevées, délais critiqués par les employeurs, c’est bien connu, le processus de recrutement des travailleurs étrangers est lourd. Il va sans dire qu’un programme qui rattache les personnes immigrantes aux employeurs en région, comme celui de la FCCQ Un emploi en sol québécois, est un exemple de solution possible pour contrer la pénurie de main d’œuvre au Québec, à condition d’avoir des délais de traitement acceptables… » a poursuivi Alain Chevrier, président de la CCIRS.
Des incitatifs sont nécessaires pour retenir des travailleurs expérimentés
Les travailleurs expérimentés représentent un bassin de main-d’œuvre potentielle qui est négligé. La FCCQ réitère les conclusions de son étude sur le sujet visant la mise en place d’un plan d’action globale afin de favoriser le maintien en emploi de ceux qui le désirent. Le Canada doit s’inspirer des meilleures pratiques mondiales et amorcer une campagne de sensibilisation des entreprises, une révision des limites du supplément de revenu garanti et un report de l’âge maximal de transformation des régimes de retraite en Fonds enregistré de revenu de retraite.
« Le gouvernement du Québec a récemment annoncé un crédit d’impôt aux entreprises afin de déployer des incitatifs pour l’embauche ou le maintien des travailleurs expérimentés. Cette mesure constitue un pas dans la bonne direction dont le gouvernement fédéral pourrait s’inspirer. Selon nous, le temps est venu de mettre en place des mesures plus robustes pour augmenter l’âge moyen de départ à la retraite que celles qui ont été adoptées jusqu’à présent, sans pour autant acheter ce rehaussement à l’aide de fonds publics », a proposé M. Milliard.
Des programmes d’aide ciblés doivent être maintenus
La FCCQ et la CCIRS ont apprécié l’annonce du gouvernement, en octobre dernier, de mettre fin à la PCRE et de moduler les programmes d’aide aux entreprises afin de venir en aide aux secteurs en difficulté, notamment ceux de la culture et du tourisme jusqu’en mai 2022.
« Nous souhaitons voir les programmes d’aide spécifiques aux secteurs en difficultés maintenus tant et aussi longtemps qu’ils seront nécessaires et efficaces, en étant modulés si besoin est. Toutes les industries qui dépendent de la reprise complète des déplacements internationaux, comme l’aéronautique, le transport de passagers par avion et par navire, le tourisme et les congrès, pour ne donner que quelques exemples, doivent être soutenues pendant ce ralentissement qui se prolonge. L’aide doit perdurer jusqu’à ce qu’un retour à la situation prépandémie soit observé dans ces secteurs », a indiqué M. Milliard.
Des finances publiques saines pour une relance solide
Pour la FCCQ et la CCIRS, la présentation de mises à jour économiques à l’automne par le gouvernement fédéral, comme cela s’observe au Québec, constitue une excellente habitude à prendre. C’est l’occasion de fournir sur une base régulière, l’état des finances publiques comme le recommande le directeur parlementaire du budget. « Le milieu des affaires s’attend à ce que le ratio dette brute/PIB soit maintenu sur la trajectoire présentée dans le Budget du Canada 2021-2022 et, dans le cas où la croissance économique et les efforts budgétaires le permettraient, que ces cibles soient même revues à la baisse. Une des forces que nous avons par rapport à nos partenaires économiques, c’est notre bonne santé budgétaire. Assurons-nous que notre radio dette brute/PIB ne dépasse pas la moyenne des pays de l’OCDE. Nous nous attendons également à la présentation d’un plan de retour à l’équilibre budgétaire comprenant plusieurs scénarios en fonction des conditions économiques observées et ne comprenant aucune hausse d’impôts pour les entreprises québécoises et canadiennes », a conclu M. Milliard.

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