Les mots-croisés de La Relève

Discours du trône: Tout ça pour ça??

communiqué
Discours du trône: Tout ça pour ça??
Le député de Montarville, M. Stéphane Bergeron, s’est dit très déçu du discours du trône livré par la gouverneure générale, le 23 novembre dernier, parfois même dans un français approximatif et difficilement compréhensible.

Le député de Montarville, M. Stéphane Bergeron, s’est dit très déçu du discours du trône livré par la gouverneure générale, le 23 novembre dernier, parfois même dans un français approximatif et difficilement compréhensible. «Je salue évidemment les efforts de Mme Simon, mais il était écrit dans le ciel que le choix d’une gouverneure générale incapable de s’exprimer dans la langue de Molière n’était pas des plus judicieux et allait donner lieu à cette malaisante situation pour les Québécoises et Québécois, ainsi que pour l’ensemble des francophones de ce pays, où le français est en recul constant. Il semble, par ailleurs, qu’on ait affaire à un gouvernement qui manque déjà d’ambition et d’imagination. Le programme législatif qu’il a dévoilé est dépourvu, en effet, du moindre projet porteur et rassembleur ou d’une vision à l’égard des principaux enjeux de l’heure. Il s’agit d’un discours insipide perclus de vœux pieux et de paroles creuses. C’est à se demander ce qui justifiait l’urgence de convier les électeurs aux urnes, le 20 septembre dernier!», a déploré M. Bergeron.

Le financement de la santé demeure incertain

«On parle certes de la vaccination et de l’importance de remettre sur pied notre système de santé, mais pas un mot sur son financement, alors qu’il s’agit du nœud du problème. Par contre, le gouvernement fédéral s’épanche allègrement sur la santé mentale et les soins de longue durée, autant de questions qui ne relèvent pas de ses responsabilités et pour lesquelles il n’a pas la moindre compétence. Les militaires avaient bien documenté le fait que les problèmes survenus dans les CHSLD, dans les premiers mois de la pandémie, n’étaient pas liés à des problèmes de normes, mais bien à un manque criant de ressources. Qu’attend donc le gouvernement fédéral pour accroître enfin sa contribution au financement des soins de santé, contribution qui n’a cessé de diminuer comme peau de chagrin au cours des dernières décennies avec les résultats qu’on a pu observer au moment où la crise sanitaire, notamment en raison d’une mauvaise gestion des frontières par le gouvernement fédéral, a frappé le Canada!», de poursuivre le député de Montarville.

Une approche désinvolte par rapport aux changements climatiques

«En dépit des belles intentions ostensiblement affichées durant le mandat précédent et la campagne électorale, a-t-il ajouté, le gouvernement libéral se montre toujours aussi peu ambitieux par rapport aux cibles à atteindre au chapitre de la réduction des gaz à effet de serre, ainsi qu’aux mesures à déployer pour y parvenir. Sa stratégie semble toujours n’avoir qu’une portée incantatoire, et ce, malgré la nomination de Steven Guilbeault à l’environnement. Et alors que des communautés autochtones sont toujours privées d’un accès à l’eau potable, Ottawa imagine une nouvelle structure bureaucratique, une agence fédérale de l’eau… Il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser!»

La situation précaire du français… au-delà des mots

«Dans ce discours du trône qui ne faisait déjà pas la part belle à la langue de Molière, on évoquait à nouveau le recul du français, sans rien proposer de bien concret pour contrer le phénomène, voire pour renverser la tendance. Et pas un mot, dans ce contexte trouble, sur la proposition de réduction du nombre de sièges dont dispose le Québec à la Chambre des communes! Bref, c’est à se demander ce qui pressait tant pour que ce gouvernement déclenche des élections et dépense 612 millions de dollars à cet effet. Il semble vouloir continuer à se comporter en gouvernement majoritaire, mais nous continuerons à suivre la ligne qui a toujours guidé notre action; si c’est bon pour le Québec, il pourra compter sur notre soutien et, dans le cas contraire, il nous trouvera sur son chemin!», de conclure Stéphane Bergeron.

Partager cet article