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Le nombre de cas en Montérégie est à la baisse depuis un mois

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Par Daniel Bastin
Le nombre de cas en Montérégie est à la baisse depuis un mois
L'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux a constaté que le taux d'hospitalisation par 100 000 personnes était 13 fois plus élevé chez les personnes non vaccinées que chez celles qui le sont. (Photo : Shutterstock)

Le nombre de cas continue de diminuer en Montérégie alors qu’il est en baisse depuis la semaine du 19 septembre, c’est-à-dire il y a un mois. La situation épidémiologique s’est stabilisée au cours des dernières semaines, tant pour le nombre d’éclosions que pour les hospitalisations. Ce contexte encourageant a permis au ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, d’annoncer que la date butoir pour la vaccination obligatoire des intervenants de son réseau soit reporté au 15 novembre.
Selon les chiffres de la Direction de la santé publique de la Montérégie (DSPM) en date du 12 octobre ont permis de constater que le nombre de cas est en diminution depuis la semaine du 19 septembre et qu’il a diminué ou est demeuré stable dans tous les groupes d’âge. En ce qui concerne les hospitalisations, elles sont à la baisse depuis la semaine du 26 septembre. La DSPM précisait également qu’il y avait 63 éclosions actives dans la région, soit 42 dans les écoles, 11 au travail, 8 dans les services de garde et 2 en milieu de soins ou de vie, et que ce nombre a diminué ou est demeuré stable dans tous les milieux.
De plus, les deux rapports hebdomadaires des responsables de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) ont permis de constater que, pour une deuxième semaine consécutive, le nombre de nouveaux cas est en diminution de 18 % par rapport à la semaine précédente (3 991 comparativement à 4 881) et que la baisse est notable chez les 18-39 ans, soit 33 %. On note toutefois qu’il y a une augmentation des cas chez les personnes de 70 ans et plus (+ 27 %), même si, globalement, le nombre de cas dans ce groupe est relativement faible.
Ces rapports mettent aussi en lumière le fait que le taux d’hospitalisation par 100 000 personnes était 13 fois plus élevé chez les personnes non vaccinées que chez les personnes vaccinées. Selon l’âge, le taux d’hospitalisation chez les personnes non vaccinées par rapport à celles qui le sont est 11 à 78 fois plus élevé et, pour les soins intensifs, ces ratios sont encore plus élevés.
Enlever de la pression
Le « suspense » de la date butoir du 15 octobre a donc été temporairement allégé alors que le ministre Dubé a reporté celle-ci au 15 novembre en faisant valoir que cette décision a été prise à la suite de l’analyse de la situation épidémiologique et des plans de contingence présentés par les différents établissements du réseau. Ce report, a-t-il ajouté, permettra d’atténuer les conséquences sur la continuité des services à court terme, car le réseau de la santé et des services sociaux est sous pression actuellement.
Il a rappelé que la commission parlementaire sur la vaccination obligatoire s’est tenue les 26 et 27 août dernier, alors que la situation épidémiologique était considérée comme préoccupante, mais elle s’est stabilisée depuis, tant pour le nombre d’éclosions que d’hospitalisations.
Le ministre a fait savoir que le personnel qui n’est pas adéquatement vacciné devra subir un minimum de trois tests de dépistage de la Covid-19 par semaine, en soulignant que cette mesure était déjà en vigueur dans le réseau public, mais qu’elle s’appliquera également dans le réseau privé. Aussi, les travailleurs qui ne sont pas adéquatement vaccinés ne recevront pas les différentes primes Covid ainsi que la prime de 15 000 $ aux infirmières, mais ils toucheront ces montants s’ils se font doublement vacciner au cours des 30 prochains jours.
Christian Dubé a aussi fait valoir qu’une dose additionnelle de vaccin sera offerte sous peu aux usagers des centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), en plus des ressources intermédiaires et de type familial (RI-RTF), tout comme aux personnes vivant dans des résidences privées pour aînés (RPA). L’administration de cette dose additionnelle dans les milieux de vie permettra de limiter les risques de propagation.
« Le report de l’échéancier de 30 jours est la meilleure solution afin d’assurer la continuité des services et de ne pas ajouter davantage de pression sur notre réseau, et plus particulièrement sur son personnel », a mentionné le ministre. « Je remercie tous ceux et celles qui ont reçu le vaccin dans les dernières semaines. Pour les travailleurs qui ne l’ont toujours pas fait : j’espère que vous profiterez de ce sursis pour vous faire vacciner. Faites-le pour vous et vos proches, mais également pour vos collègues qui ont besoin de vous. »




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