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Port de Montréal à Contrecœur : une pétition pour demander une évaluation du BAPE

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Par Daniel Bastin
Port de Montréal à Contrecœur : une pétition pour demander une évaluation du BAPE
Le groupe de citoyens demande qu’on confie un mandat au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement afin d’évaluer les impacts de la desserte terrestre (routes et voie ferrée) du projet de terminal portuaire de Contrecœur. (Photo : APM)

Le projet de l’Administration portuaire de Montréal (APM) d’agrandir ses installations à Contrecœur est majeur car il est estimé à près de 950 M$ et il devrait entrainer la création de 5 000 emplois lors de sa construction et 1 000 pour sa mise en service.
Toutefois, en raison de son envergure, il suscite aussi bien des interrogations et des inquiétudes et c’est pourquoi des citoyennes et citoyens de Québec solidaire en Montérégie ont lancé récemment une pétition en ligne (https://signez.quebecsolidaire.net/bape-contrecoeur) exigeant que le gouvernement du Québec réalise une évaluation « complète et représentative » de l’ensemble des enjeux reliés à ce projet.
Ce groupe de citoyens fait valoir que seule l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC) a analysé le projet jusqu’à présent, et ce, seulement à l’intérieur de la zone portuaire. Ses membres s’inquiètent notamment que l’AEIC n’a pas par contre pris en considération les impacts de la desserte terrestre sur l’ensemble de la Montérégie puisqu’il y aurait jusqu’à 2 000 camions en circulation de plus par jour au terme de la dernière phase du projet.
Les citoyens veulent également que soient évalués les enjeux qui en découlent, dont entre autre l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, le transport de matières dangereuses, les conséquences sur la qualité de vie de la population, etc.
« On demande donc que le ministre de l’Environnement du Québec, Benoît Charette, use du pouvoir qui lui est imparti et confie un mandat au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) d’évaluer les impacts de la desserte terrestre (routes et voie ferrée) du projet de terminal portuaire de Contrecœur », a expliqué Laurie-Anne Dansereau porte-parole du groupe.
« Cette demande, c’est aussi une façon de rappeler que nous devrions, au Québec, pouvoir décider et évaluer, par notre propre système législatif, si nous trouvons acceptable ou non de vivre avec les conséquences d’un aussi gros projet. L’enjeu du réchauffement climatique nous amène à penser autrement l’économie et l’emploi. Il en va de l’avenir de la planète et des êtres humains qui l’habitent. L’impact sur l’environnement des grands projets industriels doit donc être étudié avec attention », a conclu Mme Dansereau.


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