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Le CRE déclare la guerre aux espèces exotiques envahissantes

Photo de Diane Lapointe
Par Diane Lapointe
Le CRE déclare la guerre aux espèces exotiques envahissantes
> Claudine Lajeunesse, directrice générale de l’Agence forestière de la Montérégie et Andréanne Paris, directrice générale du CRE Montérégie devant un plant de nerprun bourdaine au parc de la Futaie. (Photo : Diane Lapointe)

Très présentes aux parcs de la Futaie et de Touraine
Les espèces exotiques envahissantes sont en croissance et menacent la biodiversité. Elles seront traquées, particulièrement dans les milieux naturels à haute valeur écologique, par exemple, dans les parcs de la Futaie et de Touraine, à Boucherville.
Le Conseil régional de l’environnement en Montérégie (CRE) qui s’attaque à la problématique depuis déjà quelque temps a officialisé sa lutte en lançant, la semaine dernière, le projet « Ensemble, on contrôle – EEE ».
« Lorsque les espèces exotiques envahissantes arrivent dans les nouveaux milieux naturels, elles deviennent rapidement l’espèce dominante. Elles modifient ainsi la composition des espèces floristiques, la disponibilité de la nourriture, l’humidité du sol. Tout cela a des impacts sur l’écosystème, entraînant une réduction de la biodiversité locale et indigène », explique Andréanne Paris, directrice générale du CRE Montérégie.
Selon la spécialiste, la clé du succès pour endiguer ces plantes est la prévention.
Dans le parc de la Futaie, le nerprun bourdaine est très présent. Cet arbuste est dévastateur pour les forêts, mentionne Claudine Lajeunesse, ingénieure forestière et directrice générale de l’Agence forestière de la Montérégie. Il se répand rapidement et empêche la végétation naturelle, plantes et arbres, de pousser.
Le roseau commun appelé couramment phragmite abonde également. Sa propagation fulgurante permet à la plante de former rapidement des peuplements denses couvrant plusieurs hectares.
Ce ne sont que deux exemples, mais la liste des espèces dévastatrices est longue et s’allonge constamment. Dans la majorité des cas, l’humain en est responsable ainsi que le réchauffement climatique.
Le projet
Le projet a deux objectifs : former des gens pour planifier des opérations, mais également pour mobiliser les citoyens afin d’effectuer des opérations de contrôle et assurer un suivi régulier des sites cette année et l’an prochain, dans l’optique de réduire durablement les populations d’EEE sur le territoire de la CMM et permettre aux espèces en péril de réinvestir leur milieu.
Les opérations de contrôle sont effectuées pour le moment dans ces deux parcs, mais deux autres sites à Boucherville sont en évaluation de plan d’intervention, soit le parc de la Frayère, en bordure du fleuve, et le boisé Pierre-Dansereau.

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