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Greenfield Global de Varennes contribuera à « l’évolution verte » du Port de Montréal et de Contrecœur

Photo de François Laramée. De l’Initiative de journalisme local
Par François Laramée. De l’Initiative de journalisme local
Greenfield Global de Varennes contribuera à « l’évolution verte » du Port de Montréal et de Contrecœur

Une entreprise de Varennes, Greenfield Global, contribuera à l’évolution du Port de Montréal et du futur Port de Contrecœur vers les énergies propres, notamment l’hydrogène vert, l’éthanol et le méthanol. Le 10 juin dernier, l’administration du port a signé une entente de collaboration et de développement avec Greenfield Global de Varennes, spécialisé dans la production de biocarburants. Dans le sillage de l’électrification directe des navires à quai implantée en 2017, le développement de l’hydrogène vert permettra l’électrification indirecte de l’industrie maritime.
L’entente de collaboration et de développement d’une durée d’au moins 10 ans vise à identifier, à concevoir et à implanter des solutions énergétiques vertes et innovantes, parmi lesquelles l’hydrogène vert, l’éthanol et le méthanol figurent au premier plan.
Pour Jean Roberge, vice-président exécutif et chef de direction Énergie renouvelable de l’entreprise varennoise, l’évolution vers l’énergie verte au port passera par plusieurs étapes de développement, par exemple, les équipements roulants pouvant délaisser progressivement les énergies fossiles (du diesel dans bien des cas) vers des piles à combustible. L’éthanol pourra pour sa part servir à des fins maritimes. « Le potentiel est énorme et ça nous ouvre des portes vers des possibilités nationales et internationales. Nous alimentons déjà de nombreux clients avec nos produits verts, tels que les pétrolières Suncor, Shell ou Pétro Canada, et l’entente avec le Port de Montréal nous incite à poursuivre notre développement et même à prévoir de l’expansion, car nous peinons à répondre à la demande actuelle. L’agrandissement de nos installations est assurément dans le collimateur et nécessitera des investissements majeurs, a précisé monsieur Roberge, tout en laissant savoir que d’autres ententes d’importance avec de nouveaux partenaires majeurs sont en cours de ratification.

Contribuer à réduire les GES
En ratifiant le partenariat avec l’Administration portuaire de Montréal, Greenfield reconnaît l’importance de mettre en œuvre des biocarburants pour la navigation commerciale afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, et prévoit de jouer un rôle important en aidant l’industrie du transport maritime à atteindre ses objectifs.
La navigation commerciale transporte plus de 80 % de biens dans le monde et compte pour environ 3 % des émissions de GES sur la planète. L’Organisation maritime internationale (OMI) s’est fixé comme objectif de réduire de 50 % les émissions de GES liées à la navigation commerciale d’ici 2050.
Au cours des dernières années, le Port de Montréal a posé plusieurs gestes pour diminuer de manière significative ses émissions de GES. Il a notamment déployé plus de 20 installations permettant le branchement électrique des navires-hivernants et des navires de croisière, une flotte de véhicules de service entièrement hybrides, une solution d’avitaillement au gaz naturel liquéfié (GNL) et des locomotives de nouvelle génération à faible émission de GES. Dorénavant, une entreprise de Varennes qui y contribuera aussi.



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