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Le Comité logement Rive-Sud sonne l’alarme, à quelques semaines du 1er juillet

Photo de François Laramée. De l’Initiative de journalisme local
Par François Laramée. De l’Initiative de journalisme local
Le Comité logement Rive-Sud sonne l’alarme, à quelques semaines du 1er juillet
Une quarantaine de manifestants ont voulu passer un message au gouvernement sur l’urgence d’agir en matière de logement, à quelques semaines du 1er juillet.

Quelques dizaines de locataires et des représentants d’organismes communautaires de la Rive-Sud de Montréal se sont rassemblés lundi dernier devant le bureau du ministre caquiste de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé. Ils ont répondu à l’appel à l’action du Comité logement Rive-Sud et du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), dans le cadre d’une semaine d’actions régionales du regroupement, afin d’obtenir des investissements dans le logement social et des actions pour éviter que des locataires se retrouvent à la rue autour du 1er juillet.
Selon les dernières données de la SCHL, les taux d’inoccupation sont de plus en plus alarmants, en étant de seulement 1,3 % à Longueuil, 0,9 % à Châteauguay, Jusqu’à frôler le 0 % à Saint-Constant (0,3 %), Candiac (0,2 %) et à Saint-Bruno-de-Montarville (0,1%). « La pénurie de logements qu’on vit actuellement à des impacts majeurs sur la situation des ménages locataires. On reçoit de deux à trois fois plus d’appels que l’an passé parce que les gens ont peur de se retrouver à la rue, parce qu’ils vivent des évictions illégales, des hausses abusives de loyer, de la discrimination lors de la recherche de logement, ou parce qu’ils sont coincés dans des logements insalubres, ou encore qui sont harcelés ou intimidés. La crise, pour eux, est bien réelle. Ce sont de véritables drames qui se jouent. C’est indécent de fermer les yeux là-dessus », s’insurge Marco Monzon, porte-parole du Comité logement Rive-Sud, rappelant que la situation actuelle a en plus entraîné une explosion des coûts du logement ces cinq dernières années.
Le loyer moyen a augmenté de près de 11% à Châteauguay, 30c% à Longueuil, 48 % à Saint-Bruno-de-Montarville et 52 % à Candiac. « C’est énorme ! Avec la rareté des logements locatifs, les conséquences économiques de la crise sanitaire, comment font les ménages locataires en ce moment, alors que déjà en 2016, pas moins de 23 750 ménages locataires en Montérégie engouffraient plus de la moitié de leur revenu pour, avec un revenu annuel médian de 12 528 $? », questionne-t-il.

Selon le Comité logement Rive-Sud et le FRAPRU et toutes les personnes présentes à l’action pour sortir de la crise, la socialisation d’une partie beaucoup plus grande du parc de logements locatifs est incontournable. Selon les organismes de défense du droit au logement, le gouvernement Legault doit investir les sommes nécessaires pour augmenter la proportion de logements sociaux au Québec, en réalisant 50 000 logements sociaux sur 5 ans, dont 6 070 en Montérégie, incluant 1745 pour l’agglomération de Longueuil.

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