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Les biches du parc Michel-Chartrand auront bientôt des bébés! : et toujours pas de déplacements en vue

Photo de François Laramée. De l’Initiative de journalisme local
Par François Laramée. De l’Initiative de journalisme local

La saga des chevreuils du parc Michel-Chartrand de Longueuil se poursuit et, à court terme, les cerfs ne seront pas déplacés. En fait, cette saga fait du « surplace » par les temps qui courent, plus précisément depuis que la Ville a décidé de se réimpliquer dans le dossier en créant une table de concertation. Une nouvelle étape qui ne fait que repousser une quelconque décision. Et pendant que le temps passe, de nombreuses biches auront des bébés au mois de mai, ce qui amplifiera encore plus le problème de surpopulation de cerfs dans le parc.
Selon les plus récents recensements, il y aurait un peu plus de 30 bêtes dans le parc alors que l’endroit devrait en supporter une quinzaine.
« Aucune solution de contrôle de la population des cerfs n’est écartée et il reviendra à la table de concertation de recommander à la Ville des mesures durables à mettre en œuvre pour assurer l’équilibre écologique et la préservation du parc-nature Michel-Chartrand, incluant la gestion de la faune.
Longueuil confirme également que l’entreprise Sauvetage Animal Rescue demeure un acteur d’intérêt dans ce dossier. « Sauvetage Animal Rescue pourrait être interpellé dans le processus à titre d’intervenant proposant à la table de concertation des solutions en matière de contrôle de la population des cerfs », a indiqué la Ville au journal « Le Courrier du Sud », la semaine dernière.
De leur côté, les élus de l’opposition à la Ville de Longueuil fustigent la décision d’avoir mis fin au processus de relocalisation des cerfs de Virginie avec la création de la Table de concertation pour le maintien de l’équilibre écologique et la préservation du parc-nature Michel-Chartrand. Selon l’opposition, dans les communications de la Ville, rien ne laissait croire que le choix du retour à la case départ avec la création de cette table était privilégié.
Rappelons que cette rocambolesque histoire de chevreuils a débuté au mois d’octobre 2020, lorsque la Ville de Longueuil a annoncé dans une imposante conférence de presse vouloir abattre les quinze chevreuils en trop dans le parc, afin de protéger les écosystèmes végétaux particulièrement. Une opération estimée à 65 000 $.
S’en est suivi un tollé de protestations, des manifestations et même des menaces de mort contre la mairesse. L’entreprise Sauvetage Animal Rescue a alors proposé de prendre en charge l’opération en déplaçant gratuitement les quinze cerfs pour les relocaliser dans des zoos ou des refuges.
Toutefois, pour ce faire, l’entreprise devait obtenir un certificat de bons soins d’un comité d’experts de l’Université de Montréal. Ce dernier a refusé, car il y avait des risques, pour les bêtes (comme si le risque zéro existait).
Et voilà que Longueuil, qui prétendait, il n’y a pas si longtemps, que le dossier n’était plus de ses compétences, revient à la charge avec la création d’une table de concertation dont la responsabilité sera d’émettre des recommandations pour résoudre le problème de surpopulation de chevreuils au parc Michel-Chartrand. Cherchez l’erreur!


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