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Une occasion ratée d’instaurer une taxe sur les boissons sucrées dédiée à la prévention

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Une occasion ratée d’instaurer une taxe sur les boissons sucrées dédiée à la prévention
Selon la Coalition québécoise sur la problématique du poids (Coalition Poids), le ministre des Finances, M. Éric Girard, a raté une belle occasion d’instaurer une taxe spéciale sur les boissons sucrées dédiée à la prévention. (Photo : Shutterstock)

Selon la Coalition québécoise sur la problématique du poids (Coalition Poids), le ministre des Finances, M. Éric Girard, a raté une belle occasion d’instaurer une taxe spéciale sur les boissons sucrées dédiée à la prévention. En effet, alors que le déficit de la province atteint un niveau inégalé, une taxe sur les boissons sucrées aurait permis de recueillir des fonds supplémentaires pour financer des actions concrètes de prévention tout en envoyant un message clair concernant ces produits nocifs pour la santé.

Une taxe sur les boissons sucrées visant à réduire la consommation de ces boissons est l’une des solutions les plus prometteuses et porteuses en termes de coûts-bénéfices. Voilà pourquoi des pays comme la France et le Mexique et de nombreuses Villes américaines ont déjà adopté une telle mesure. Rappelons que les boissons avec sucre ajouté sont reconnues comme des contributeurs importants à l’obésité et à plusieurs maladies chroniques telles que les maladies du cœur, le diabète et certains cancers. « Les boissons sucrées représentent la plus importante source de sucre ajouté dans l’alimentation des Québécoises et Québécois. Leur consommation quotidienne est la seule pratique alimentaire étant systématiquement associée à l’obésité chez l’enfant », souligne Corinne Voyer directrice de la Coalition Poids.

Devant la situation économique difficile du Québec, le ministre des Finances aurait dû prêter davantage l’oreille aux stratégies prometteuses de prévention visant à atténuer la croissance des dépenses en santé. Les sommes consenties au secteur de la santé représentent près de 50 % du budget de l’État et l’augmentation des maladies chroniques met une pression de plus en plus importante sur le système de soins et les finances publiques.

Par ailleurs, la COVID-19 met en relief la vulnérabilité des personnes atteintes de maladies chroniques aux complications et à la sévérité de l’infection et nous rappelle aussi l’importance d’une population en santé pour être plus résiliente aux pandémies. « Les boissons sucrées sont des produits néfastes et non essentiels ! Le gouvernement se doit d’envoyer un signal clair à la population afin de réduire leur consommation », ajoute Mme Voyer.

« Cette mesure s’inscrit dans un ensemble d’actions de prévention à déployer pour contribuer à la santé durable des Québécois », conclut-elle.

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