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Oui, les chevreuils du parc Michel-Chartrand gambadent encore : le comité d’éthique de l’UdeM refuse d’émettre un permis

Photo de François Laramée. De l’Initiative de journalisme local
Par François Laramée. De l’Initiative de journalisme local
Oui, les chevreuils du parc Michel-Chartrand gambadent encore :  le comité d’éthique de l’UdeM refuse d’émettre un permis

La quinzaine de chevreuils du parc Michel-Chartrand, qui doivent être déplacés depuis l’automne dernier, gambadent toujours et encore dans le parc, à l’aube du mois de mars. Le comité d’éthique regroupant un groupe d’une quinzaine d’experts de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal juge inacceptable la demande de relocalisation des cerfs, telle que soumise par l’entreprise privée Sauvetage Animal Rescue. Le comité soulève près de 40 éléments qui seraient questionnables.

L’entreprise de sauvetage avait offert de capturer et transporter vers des refuges pour animaux, les quelque 14 cerfs en trop dans le parc Michel-Chartrand. Ce mandat leur avait été confié après des protestations, manifestations et menaces envers la mairesse de Longueuil. À l’origine, l’administration de madame Parent avait octroyé un contrat de 65 000 $ à une entreprise, pour capturer et tuer les 14 chevreuils en trop dans le parc, sur un total estimé à 34 bêtes.

Aujourd’hui, la Ville prend ses distances du dossier, disant s’en remettre aux directives du ministère de la Faune et des parcs.

Sauvetage Animal Rescue, qui a offert de déplacer les bêtes gratuitement, devait au départ obtenir un Certificat de bons soins aux animaux, délivré par le comité d’éthique de l’Université de Montréal. Mais la réponse négative du comité oblige le directeur général de SAR, Éric Dussault, à revoir le dossier et à tenter de présenter une nouvelle demande améliorée. Et si jamais cette nouvelle demande est acceptée, ce sera au tour du ministère de la Faune et des Parcs à examiner le tout pour émettre un second permis pour valider l’opération.

Le temps presse cependant parce que plusieurs femelles du cheptel de chevreuils sont enceintes, ce qui complique encore un peu plus le travail. Éric Dussault estimait, initialement, que l’opération de capture et de transport devait se faire avant la mi-mars pour des conditions optimales de transfert.

À suivre donc car le D.G de Sauvetage animal Rescue dit que, nonobstant l’obtention des permis, toute la stratégie devra être revue en raison surtout de l’état des femelles en gestation. Et qui sait, est-ce que l’on devra revenir au plan A, soit l’abattage ou encore permettre une chasse contrôlée sur le territoire ?

 

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