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Des « puces » dans les 150 000 documents de la bibliothèque de Boucherville en 2022

Photo de François Laramée. De l’Initiative de journalisme local
Par François Laramée. De l’Initiative de journalisme local
Des « puces » dans les 150 000 documents de la bibliothèque de Boucherville en 2022
(Photo : Shutterstock)

La Ville y consacrera un budget de 350 000$

À l’instar d’autres bibliothèques du Québec, du Canada, et d’ailleurs dans le monde, les quelque 150 000 documents de la bibliothèque de Boucherville bénéficieront de la mise en place de la technologie RFID en 2022 grâce à un investissement de 350 000 $ prévu au programme triennal d’immobilisations de la Ville de Boucherville, ce qui inclut les coûts d’installation de nouvelles infrastructures technologiques permettant le prêt et le retour des documents. L’introduction de cette technologie vise à assurer la simplicité d’utilisation, par les usagers, des nouveaux services autonomes : elle permettra aussi une gestion plus efficace des activités liées à leur circulation.
La bibliothèque Montarville-Boucher-De-La Bruère compte 15 000 abonnés et un peu plus de 150 000 documents, que ce soit des livres ou des documents audiovisuels, tels que de la musique, des films, des jeux vidéo et des livres audio.
En 2019, 42 000 prêts de documents papier ont été faits et 15 000 prêts de documents numériques.
Bien que les données n’aient pas encore été toutes comptabilisées, on s’attend à ce que l’année 2020 enregistre une forte hausse de prêts de livres numériques, mais une baisse des prêts de livres papier en raison de la fermeture de la bibliothèque durant plusieurs mois en raison de la pandémie.
L’acronyme anglais RFID (Radio Frequency Identification) est couramment utilisé pour désigner la technologie d’identification par radio fréquence. Cette technologie assure l’échange d’informations par le biais des ondes radio, entre un objet muni d’une ou de plusieurs puces électroniques et un système informatique, en utilisant un lecteur dédié.
On retrouve la technologie RFID dans plusieurs domaines de la vie courante. Elle est notamment utilisée pour le commerce de détail, les cartes prépayées, le contrôle d’accès aux édifices ou aux services, le transport en commun et la géolocalisation.
En bibliothèque, les puces électroniques sont associées à chaque document par le biais d’étiquettes RFID. Aussi, des lecteurs RFID sont intégrés à certains postes du personnel, aux appareils de prêt et de retour libre-service de même qu’aux portiques de sécurité. Ces lecteurs RFID sont munis d’antennes qui, en émettant des ondes radio, communiquent avec les étiquettes qui se trouvent dans leur portée de détection.
Les principaux avantages de cette technologie sont la simplicité et la rapidité d’exécution des tâches. Puisqu’il suffit de placer la puce électronique dans la portée du lecteur RFID, des manipulations peu précises sont requises pour enregistrer une transaction. Aussi, le délai de communication est rapide.
Les puces ne contiennent que des informations codées, minimales, et spécifiques au document, comme son numéro, son format (imprimé, disque, etc.), la bibliothèque qui en est propriétaire et l’état de sécurité qui lui est associé.



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