500 frênes seront remplacés par 600 arbres dans 4 parcs

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Par Diane Lapointe
500 frênes seront remplacés par 600 arbres dans 4 parcs
Les frênes marqués d’une bande orange indiquent qu’ils seront abattus. Ils seront remplacés par différentes essences d’arbres afin de reconstruire un couvert forestier plus résilient face aux changements environnementaux à venir.

La lutte contre l’agrile du frêne se poursuit. Ainsi, la Ville de Boucherville abattra quelque 500 frênes qui se trouvent dans les parcs du Limousin, de Coutances, de Provence et de Picardie. Ils seront remplacés par 600 arbres de différentes essences.
On retrouve dans ces parcs qui forment un réseau de parcs interconnectés dans le secteur Villes et provinces de France plusieurs arbres, en majorité des frênes, qui sont regroupés soit en boisés, en bosquets ou en alignement. Les frênes de ces parcs sont fortement affectés par l’agrile du frêne. Plusieurs sont morts et les autres vont mourir prochainement.
Afin d’assurer la sécurité des personnes et des biens, leur abattage est nécessaire, lit-on dans un document de la Ville. Ils seront remplacés par plus de 600 arbres de différents calibres et d’une diversité d’essences résistantes aux conditions urbaines ainsi qu’aux principaux insectes et maladies connus à ce jour. En augmentant la biodiversité des parcs, les arbres seront plus résilients et mieux adaptés pour faire face aux changements environnementaux à venir.
Les travaux de remplacement seront réalisés par la firme NMP Golf Construction inc. au montant de 448 550$.
Une lutte depuis 2012
La Ville de Boucherville lutte depuis 2012 contre l’infestation par l’agile du frêne, année où elle a adopté dans un plan d’action.
Avant l’introduction de l’insecte en Amérique, on dénombrait dans la zone urbaine de Boucherville, quelque 6 500 frênes du domaine public situés sur les rues, dans les parcs récréatifs, dans deux boisés urbains et sur les rives du ruisseau Sabrevois. Plus de 5 000 frênes situés sur des propriétés privées étaient également recensés. Aussi, entre 10 000 et 15 000 frênes non inventoriés se trouvaient également dans les grands boisés naturels, en zone agricole et le long du fleuve.
Des vaccins
Des frênes qui n’étaient pas trop affectés par cet insecte dévastateur venu d’Asie ont bénéficié d’un traitement au TreeAzinMD.
Cependant, la majorité ont été coupés. Ces frênes ont été valorisés principalement en biomasse pour la production d’énergie et en pâtes et papiers. Quelques billots sont conservés pour du bois d’œuvre. D’ailleurs les bancs que l’on retrouve au Complexe aquatique Laurie-Eve-Cormier ont été produits à partir de ces frênes.








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