Ève et Marie Dufresne : Du talent à la puissance deux

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Par Steve Martin
Ève et Marie Dufresne : Du talent à la puissance deux
Lors des jeux du Québec en 2019, Marie a remporté la médaille d’or en kata dans la catégorie des moins de 47 kg. Elle s’est également classée 5e en combat. Pour sa part, Ève a remporté le bronze en kata dans la catégorie des moins de 40 kg en plus d’avoir terminé 6e en combat. (photos : Marie: Annie Nathalie Boisvert / Ève: Nathalie Lefrançois – Jeux du Québec)

Elles espéraient laisser leur marque aux championnats canadiens, mais en raison des circonstances, elles doivent plutôt faire preuve de patience. Qu’importe, les jumelles Dufresne continuent de poursuivre leur quête d’excellence, un kata à la fois.

Depuis le début de la pandémie, nous avons entendu parler abondamment des contorsions que font les ligues de sport professionnel pour s’adapter à une situation inhabituelle. Pour les athlètes amateurs cependant, la réalité n’est pas plus simple. En particulier pour les jeunes qui arrivent à une étape cruciale de leur développement.

C’est le cas notamment des jumelles bouchervilloise Ève et Marie Dufresne qui étaient toutes deux sélectionnées pour participer aux championnats nationaux dans leur discipline de prédilection : le karaté.

Les deux adolescentes ont en effet connu une belle saison et espéraient gravir de nouveaux échelons lors de cette compétition pancanadienne. Malheureusement, comme bien d’autres dans le milieu sportif, la tenue de l’événement a été reportée à l’an prochain.

« J’ai trouvé ça difficile, admet Marie. J’avais vraiment hâte. Je pensais que ce serait mon année, que je pourrais me rendre loin. Comme les championnats canadiens ont été annulés, je ne sais pas trop comment ça va se passer pour la suite, en raison de l’âge et tout ça. Mais je ne vais pas baisser les bras. Je vais continuer de m’améliorer. »

L’exemple du grand frère

Pour nos deux jeunes athlètes inscrites au Programme d’éducation international à l’école De Mortagne, le karaté, c’est une passion qui ne date pas d’hier. Alors qu’elles n’avaient que cinq ans, elles assistaient aux entraînements de leur grand frère qui est depuis devenu membre de leur équipe d’entraîneurs.

« Nous habitions en Colombie-Britannique à l’époque, nous raconte Ève. On venait voir Vincent s’entraîner à son dojo. On restait à côté et on répétait les techniques qu’il apprenait, alors même si nous étions trop jeunes pour participer, le sensei s’est rendu compte qu’on suivait le cours, il nous a donc laissé participer. C’est comme ça qu’on a commencé à faire du karaté! »

Aujourd’hui, les adolescentes poursuivent leur entraînement à l’école de karaté Shito-Ryu de Sainte-Julie où elles continuent de perfectionner leur technique.

À deux, c’est bien mieux

Avantage d’avoir une sœur et de pratiquer la même discipline sportive qu’elle, Ève et Marie ont pu continuer de s’entraîner avec leur partenaire de choix durant la pandémie. Un luxe qui n’était pas à la portée de tous les athlètes et qui vaut son pesant d’or. Surtout quand on pratique un sport de combat.

« C’est vrai que ça aide beaucoup d’être deux, nous dit Ève Dufresne. On a pu faire des entraînements de combat et puis, c’est beaucoup plus le fun quand on est ensemble. »

Par ailleurs, malgré l’aspect compétitif du sport qu’elles pratiquent, nos représentantes ne se crêpent pas le chignon pour autant, sur ou en dehors du tatami.

« C’est certain que je veux gagner, admet Ève, mais en même temps, si c’est Marie qui gagne, je ne vais pas être fâchée. Ça arrive à tout le monde de connaître de bonnes ou de moins bonnes journées. Nous sommes contentes une pour l’autre. Il n’y a pas de chicane à ce niveau. »

 

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