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Les restos, c’est reparti ! : des réouvertures qui font du bien au moral!

Photo de Diane Lapointe
Par Diane Lapointe
Les restos, c’est reparti ! : des réouvertures qui font du bien au moral!
Guillaume Gendron Leroux et Laurent Giguère, propriétaires du Saint-Laurent Café. (Photo : Diane Lapointe)

Les restaurateurs du Grand Montréal, dont ceux de Boucherville, ont la permission d’ouvrir les portes de leur établissement depuis le 22 juin, une semaine après ceux des autres régions du Québec. Ils doivent respecter de nombreuses consignes, mais malgré tout, ils sont heureux et espèrent que les clients seront au rendez-vous.
Chez Lionel, cette réouverture fait du bien au moral, même si entre l’annonce du feu vert et la date de l’ouverture, ils ont eu peu de temps pour mettre en place les nombreuses consignes et les protocoles élaborés par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité de travail (CNESST).
« Lorsqu’on a appris la nouvelle, nous n’avions pas encore reçu le guide de la CNESST », mentionne la directrice générale, Maria Linares. Elle précise d’ailleurs que la mise en place de ces consignes représente beaucoup de travail. « Mais nous sommes très heureux et on a hâte de revoir notre clientèle. »
Le restaurant qui n’a d’ailleurs fermé ses portes que durant trois semaines, puisqu’il a développé un service de prêts à manger, rouvrira ses portes le 25 juin. Dans un premier temps, pour le service du soir, et dès le lundi 29 juin, il accueillera les clients tant le midi que le soir.
En raison des mesures de distanciation, la capacité d’accueil sera réduite. « En temps normal, nous avions 182 places disponibles. Nous en aurons 108, avec l’aménagement de notre terrasse. C’est un peu plus de 50 % et nous sommes bien contents », confie la patronne. Pour les clients ne vivant pas à la même adresse municipale, des cloisons amovibles pourront aussi être installées aux tables. « Nous allons les aviser du règlement, et nous allons compter sur leur sens des responsabilités civiques. »
Est-ce que le resto sera rentable avec la mise en place de ces consignes qui entrainent des dépenses supplémentaires ? « On va le vivre et on verra », lance-t-elle, mais à savoir si les prix seront haussés, la réponse est catégorique : c’est non! « Notre philosophie n’est pas de transférer une facture COVID aux clients. Nous allons faire le mieux que l’on peut avec nos fournisseurs, tout en recherchant toujours le meilleur rapport qualité/prix. »
Le Saint-Laurent Café toujours charmant
Le petit resto du Vieux-Boucherville n’a pas fait exception et il a dû fermer durant deux mois. Toutefois, l’aspect positif de la pandémie est que les propriétaires Guillaume Gendron Leroux et Laurent Giguère ont développé un nouveau service de repas pour emporter et de commandes en ligne qui fonctionne vraiment bien, et qu’ils ont l’intention de conserver une fois que la situation aura repris son cours normal.
En ce qui a trait à l’ouverture, rien ne sera plus pareil. « On est un petit resto, alors la distance de un ou deux mètres n’est pas vraiment applicable dans la salle à manger qui est pour l’instant fermée. Les gens peuvent casser la croute sur la terrasse et sur le balcon à l’avant où de petites tables sont installées, ou aller pique-niquer sur le bord du fleuve, ce qui est super si l’on en juge par les commentaires », indique Laurent Giguère.
« Ils entrent par la porte principale, consultent le menu au comptoir où un plexiglass a été installé, et sortent côté cour. Des flèches ont d’ailleurs été installées au sol pour indiquer les directions. Il n’y a pas de vaisselle lavable, pour éviter les touchers et les manipulations, et les toilettes ne sont pas accessibles. »
Cette formule est très intéressante en période estivale, mais il est certain que les restaurateurs devront se faire ingénieux l’automne prochain si les mesures sanitaires demeurent les mêmes.
Nouveau plan de match à la Cage aux Sports
Les règles ont également changé à la Cage aux Sports qui a réduit la capacité d’accueil de 50 % de la salle à manger, passant de 300 à 150 places, signale Marc Pelletier. Des plexiglass ont été installés entre les banquettes pour éviter les contacts, et les menus sont maintenant en papier recyclé et jetables. Tout est régulièrement désinfecté et l’argent comptant n’est pas accepté. Il faut payer par crédit ou débit.

Des règles strictes
– Une distance de deux mètres entre chaque table.
– Idéalement, il y aura un sens de circulation pour éviter que les personnes se croisent.
– Un marquage au sol indiquera la distance de deux mètres à respecter par le client près des caisses, du comptoir d’accueil et au vestiaire.
– Un masque de procédure et une protection oculaire comme des lunettes de protection ou une visière devront être portés par les employés qui exécutent une tâche nécessitant d’être à moins de deux mètres d’une autre personne. Des cuisiniers qui ne pourront respecter cette distance devront ainsi porter un masque et une protection au niveau des yeux.
– Les serveurs doivent porter masque et une protection oculaire (lunette ou visière).
– Le matériel utilisé par plusieurs personnes comme les cabarets, les écrans tactiles ou encore les menus plastifiés devra être fréquemment désinfecté.
– Limiter les échanges d’objets avec les clients (ex. : présenter les menus sur des ardoises ou des écrans).
– Les tables et les chaises doivent être désinfectées entre chaque client.
– Les toilettes doivent être nettoyées au minimum une fois par jour.
– Des distributeurs de produit désinfectant devront être installés à l’entrée du restaurant ainsi qu’aux salles de bain, et les clients devront être incités à les utiliser (affiche).
– Le paiement sans contact (ex. : carte bancaire sur des terminaux sans contact) est privilégié pour éviter que les clients touchent les terminaux. Si le client manipule le terminal de paiement, ce dernier doit ensuite être désinfecté.
– Si les clients paient avec de l’argent comptant, les employés doivent se désinfecter les mains immédiatement.

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