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Échec du Canada pour l’obtention d’un siège au Conseil de sécurité de l’ONU

communiqué
Échec du Canada pour l’obtention d’un siège au Conseil de sécurité de l’ONU
Le député de Montarville et porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Affaires étrangères, M. Stéphane Bergeron, a vivement déploré l’échec retentissant du Canada pour l’obtention d’un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies, le deuxième en 10 ans.

Le député de Montarville et porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Affaires étrangères, M. Stéphane Bergeron, a vivement déploré l’échec retentissant du Canada pour l’obtention d’un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies, le deuxième en 10 ans.

«Il y a 5 ans, suite à sa première victoire électorale, Justin Trudeau déclarait: ‘‘Le Canada est de retour’’! Cinq ans plus tard, force est de constater que le Canada n’est pas de retour, mais toujours en recul. Les 108 voix obtenues par le Canada n’ont pas suffi à ravir le siège à ses concurrents, la Norvège et l’Irlande, lesquels ont respectivement obtenu 130 et 128 voix. Ce revers étonne d’autant plus qu’il s’agit d’un pire résultat que celui obtenu, 10 ans plus tôt, sous le gouvernement de Stephen Harper, qui avait alors recueilli 114 voix. Le Canada qui s’est pris beaucoup trop tard pour mener sa campagne, avec le résultat qu’il ne s’est même pas rendu au 2e tour… Voilà une défaite fort embarrassante, qui en dit long sur la perte de prestige et d’influence du Canada sur la scène internationale. Il faudra tirer les leçons de ce nouvel échec, notamment par rapport au fait que, là encore, les belles paroles ne suffisent plus», de déclarer M. Bergeron.

«D’une certaine façon, cet échec était prévisible, puisque la Norvège et l’Irlande ont été, de loin, plus exemplaires que le Canada aux chapitres de l’aide internationale et des missions de maintien de la paix. Là encore, le Canada n’a tout simplement pas été à la hauteur des espoirs que Justin Trudeau avait suscités, tout comme dans le cas de la lutte aux changements climatiques, alors que le gouvernement libéral poursuit les mêmes cibles de réductions que celles décrétées par son prédécesseur conservateur, en plus de supporter des projets pétroliers controversés, qu’on pense aux forages au large de Terre-Neuve, de même qu’aux projets de pipelines Trans Mountain et Keystone XL. En outre, son attitude dans la saga entourant la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, ou par rapport à l’attitude d’Israël à l’endroit des Palestiniens, font craindre une trop grande complaisance envers les États-Unis, dont la présente administration suscite énormément de réserves dans la communauté internationale», d’ajouter le député de Montarville.

«La mauvaise habitude de Justin Trudeau de dire une chose et de faire exactement le contraire n’est manifestement pas passée inaperçue sur la scène internationale… Comme quoi il ne suffit pas de bien paraître et être dans l’air du temps pour remporter les suffrages! Quelle est, en effet, la crédibilité d’un dirigeant promettant de défendre la paix et les droits de la personne, particulièrement ceux des femmes, et qui, du même souffle, double la valeur des ventes d’armes de son pays au régime saoudien, responsable de la plus importante crise humanitaire contemporaine en raison de la guerre sale qu’il conduit au Yémen, et qui maintient en prison le blogueur Raif Badawi pour avoir simplement exprimé ses opinions.»

«Si le gouvernement minoritaire de Justin Trudeau souhaite améliorer la posture du Canada sur la scène internationale, il devra démontrer qu’il applique, à l’interne, ce qu’il professe à l’étranger, et qu’il se montre respectueux du verdict démocratique en collaborant avec les autres partis pour repenser la politique étrangère canadienne non pas en fonction d’une perspective libérale, mais bien multilatérale», a conclu Stéphane Bergeron.

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