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Les syndiqués de Jean Coutu à Varennes veulent exercer des moyens de pression avant d’aller en grève

Photo de Daniel Bastin
Par Daniel Bastin
Les syndiqués de Jean Coutu à Varennes veulent exercer des moyens de pression avant d’aller en grève
509 des quelques 700 membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l'entrepôt Pharmacie Jean Coutu-CSN travaillant à Varennes ont voté un mandat de grève à 99 % à exercer au moment jugé opportun. (Photo : CSN)

Le 14 juin dernier, 509 des quelques 700 membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu-CSN travaillant à Varennes ont pris part à une assemblée dans le stationnement du siège social. Les représentants syndiqués ont fait valoir que Metro, qui détient maintenant le Groupe Jean Coutu, a vu son chiffre d’affaires augmenter de 9,7 % au deuxième trimestre de 2020 comparativement à la même période l’année précédente. Ils ont ajouté que les bénéfices nets ont grimpé de 45 % pour cette même période et que le secteur pharmacie (PJC et Brunet) a quant à lui vu son chiffre d’affaires augmenter de 7,9 % pour ce même trimestre.
La CSN déplore que, malgré des bénéfices en hausse pendant la pandémie, l’employeur a décidé de mettre fin à sa prime COVID-19, tout en refusant de négocier sans la présence d’un conciliateur du ministère du Travail, et ce, dès la première séance entre les deux parties. Les syndiqués ont par la suite voté un mandat de grève à 99 % à exercer au moment jugé opportun.
Face à face à la table des nogociations
« Nous avons été au travail tout le long de la pandémie, nous avons adopté toutes les méthodes pour limiter la propagation du virus et continuer d’assurer une part importante de l’approvisionnement en médicaments au Québec. On mérite un plus grand respect de la part de l’employeur qui doit négocier de bonne foi », a mentionné par voie de communiqué Audrey Benoît, présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu–CSN.
Parmi leurs revendications, les syndiqués demandent notamment un plus grand respect de l’ancienneté dans l’attribution des tâches chaque jour, de meilleurs horaires de travail, une voix au chapitre pour le contrat d’assurance des employés, aucune sous-traitance, une amélioration du programme de retraite progressive et une réduction du ratio d’employés travaillant à temps partiel.
Du côté patronal, la vice-présidente affaires publiques et communications de Metro, Marie-Claude Bacon, a expliqué que l’employeur a décidé de faire appel à un conciliateur dès la première rencontre en raison de l’écart entre les demandes du syndicat et ce que l’entreprise était prête à offrir.
Elle a ajouté que l’employeur souhaite en venir à une entente et a précisé que les conditions de travail à l’entrepôt sont très bonnes car les employés à Varennes bénéficient d’une convention collective « qui se compare avantageusement à l’ensemble des compétiteurs du Groupe Jean Coutu », en précisant que les espaces de travail sont à la fine pointe de la technologie et axés sur le bien-être.
Pour leur part, les syndiqués souhaitent s’asseoir avec l’employeur à la table des négociations. Ils n’ont pas l’intention d’aller en grève immédiatement et ils veulent en premier lieu exercer des moyens de pression.


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