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Augmentation de la zone de conservation du Parc régional des Grèves à Contrecœur

Photo de Daniel Bastin
Par Daniel Bastin
Augmentation de la zone de conservation du Parc régional des Grèves à Contrecœur
Un investissement de plus de 190 000 $ a permis d’accroître la superficie de la zone de conservation du Parc régional des Grèves à Contrecœur.

Un investissement de plus de 190 000 $ a permis d’accroître la superficie de la zone de conservation du Parc régional des Grèves à Contrecœur par l’acquisition de deux nouveaux lots en copropriété par la Ville de Contrecœur et Nature-Action Québec (NAQ).
Ce projet environnemental s’inscrit dans le cadre de la Trame verte et bleue du Grand Montréal, un réseau récréotouristique qui protège et met en valeur les milieux naturels, les paysages et le patrimoine bâti de ce vaste territoire au bénéfice des citoyens. Les deux propriétés concernées totalisent 15 hectares, soit l’équivalent de 24 terrains de soccer.
Lors de l’annonce officielle, on a précisé que l’acquisition des deux lots est scellée par une convention d’indivision entre les copropriétaires et qu’elle constitue un pas important dans la consolidation de la protection légale des milieux naturels dans la portion Contrecœur du Parc régional des Grèves.
Notons à ce sujet qu’en novembre dernier, une servitude de conservation perpétuelle a été accordée à huit lots acquis depuis 2009, dont les deux qui ont permis ce gain de 15 hectares. L’ensemble des lots protégés par différents types d’ententes de conservation au Parc régional des Grèves s’élève à 83,21 hectares, c’est-à-dire une superficie équivalente à 133 terrains de soccer.
Ce projet a aussi été rendu possible grâce à la participation financière du gouvernement du Québec, de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), d’Environnement et Changement climatique Canada par l’entremise du Fonds de la nature du Canada, de la Fondation de la faune du Québec (FFQ) ainsi que de la Ville de Contrecœur.
« La Ville de Contrecœur déploie de nombreux efforts en développement durable dont plusieurs visant la protection des milieux naturels d’importance au profit de la biodiversité, a précisé la mairesse, Maud Allaire. Grâce à la complicité de Nature-Action Québec et des différents partenaires, nous pouvons annoncer ces nouvelles acquisitions qui viennent augmenter de 15 hectares notre zone de conservation dans la portion Contrecœur du Parc régional des Grèves. Pour sa part, la servitude de conservation vient renforcer la protection d’une soixantaine d’hectares. Le conseil municipal et moi sommes fiers de ces actions concrètes permettant d’offrir aux générations actuelles et futures un site qui demeurera, à jamais, à son état naturel. »
Une biodiversité surprenante
Rappelons que le Parc régional des Grèves abrite une grande biodiversité, comprenant des arbres d’âges et d’essences très variés. On y retrouve, entre autres, un des rares boisés de pins encore intacts contenant plus de 360 espèces de champignons, dont 29 sont qualifiées de rares. Le site recèle aussi 15 milieux humides. On y dénombre 79 espèces d’oiseaux, dix espèces d’anoures (un ordre d’amphibiens), de salamandres et de reptiles et plus de 260 espèces de fleurs.
Le secteur est caractérisé par une riche variété de peuplements forestiers matures comprenant chênaie rouge à pins blancs, pinède centenaire et tourbière. La tourbière arbore plusieurs caractéristiques de la forêt boréale et occupe environ 10 hectares du parc. On y retrouve une forêt en milieu humide peuplée majoritairement de résineux, soit épinettes, sapins, mélèzes et pins, ainsi que quelques feuillus (peupliers et érables rouges).
Le grand marécage regorge de vie et offre un amphithéâtre idéal pour l’observation d’oiseaux et de canards, dont le canard branchu, une espèce particulièrement flamboyante. Les grenouilles vertes, l’umbre de vase – c’est-à-dire un poisson pouvant respirer en surface – ainsi que les libellules habitent le plan d’eau et attirent leurs prédateurs, les grands hérons et les martins-pêcheurs.
À cet endroit, on peut aussi observer des espèces qu’on retrouve habituellement dans la forêt boréale du Nord québécois, dont les espèces végétales telles la savoyane, le thé du Labrador, la sarracénie pourprée (une plante insectivore) et le petit prêcheur.
Notons en terminant que l’Union des municipalités du Québec (UMQ) a honoré conjointement la Ville de Contrecœur et la Ville de Sorel-Tracy en leur remettant le prix « Votre coup de cœur » pour le Parc régional des Grèves qui a été sélectionné parmi les 22 projets finalistes présentés lors de ce concours en 2016.

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