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Un réveil difficile après la crise? « Nous allons devoir changer nos habitudes »

par Steve Martin de l'Initiative de journalisme local
Un réveil difficile après la crise? « Nous allons devoir changer nos habitudes »
« Je pense qu’à travers tout ça, nous allons trouver les manières de nous entraider mutuellement », croit le président de la CCIRS, l’avocat Richard D’Amour. (Photo : courtoisie)

Santé, éducation… les préoccupations sont nombreuses durant la pandémie. D’un point de vue économie, la manière dont nous allons réagir aux défis qui nous attendent une fois ce chapitre clos risque de définir l’avenir de nos entreprises.

C’est ce que croit Richard D’Amour, le président de la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud (CCIRS), troisième plus important réseau d’affaires de la province.

« La santé, ça demeure la priorité, affirme celui qui porte également le titre d’avocat associé à la firme Fortier, D’Amour, Goyette. Une réouverture progressive, c’est ce que la science semble nous indiquer afin d’éviter la propagation. Je crois qu’il est préférable d’être prudents plutôt que de devoir revenir sur nos pas. De mon point de vue, un retour en arrière serait beaucoup plus dommageable pour l’économie. »

Dans les faits, pour les entrepreneurs de la région, le déconfinement progressif peut également apporter son lot de frustrations. Après avoir vu les géants du commerce au détail comme Costco et Walmart ouvrir durant la pandémie, certaines boutiques situées aux confins de la zone couverte par la Communauté Métropolitaine de Montréal (CMM) vont devoir rester fermés contrairement à leurs concurrents installés à quelques kilomètres de là dans les municipalités voisines. C’est le cas notamment pour certains commerçant de Contrecoeur qui vont devoir se montrer plus patients que ceux de Sorel-Tracy.

« C’est certain que ça crée des inquiétudes et même un peu d’irritation, admet Richard D’Amour. Mais encore une fois, la prudence est de mise. Il faut tracer la ligne quelque part. Il n’y aura pas de solution parfaite. »

Solidaires les Québécois?

S’il faut déjà échafauder les plans de la relance, il est clair aux yeux du président de la CCIRS que certains secteurs d’activité vont avoir une pente plus abrupte à remonter. « J’ai peur notamment pour le secteur du tourisme et celui de la restauration. Nous allons devoir trouver des solutions afin d’aider les commerçants. »

À titre d’exemple de démarches qui peuvent contribuer à une certaine reprise, Richard D’Amour évoque l’idée de fermer la rue Saint-Charles à Longueuil afin de permettre aux propriétaires d’installer des terrasses. « Nous allons devoir changer certaines de nos habitudes, avance-t-il. C’est important si nous voulons aider ces gens-là. »

L’avocat croit par ailleurs que des initiatives comme Le panier bleu sont un pas dans la bonne direction afin d’assurer la subsistance des commerces de proximité. « Je pense qu’à travers tout ça, nous allons trouver les manières de nous entraider mutuellement. J’ai très confiance en cette initiative parce que, de nature, les Québécois sont solidaires. »

Une oreille attentive

Au-delà de l’aide gouvernementale, le président de la CCIRS affirme par ailleurs que le milieu financier est bancaire a su se montrer « totalement » présent et flexible ces dernières semaines pour le milieu de l’entreprenariat en accordant certains prêts d’urgence dans certains cas ou des moratoires sur les emprunts, selon les circonstances.

« Les gouvernements aussi sont sur le terrain. Nous avons des discussions avec les ministres Christian Dubé et Mélanie Joly, avec M. Fitzgibbon également. Ils veulent connaitre nos inquiétudes pour être en mesure de mettre en place des programmes qui sont adaptés à la réalité. Quand tu as des entrepreneurs de différentes sphères en vidéoconférence avec des ministres et qu’on prend des notes sur les problèmes et les inquiétudes de chacun, ça fait beaucoup de sens. Ça me rassure. »

Pour plus d’information sur la Chambre de commerce & d’industrie de la Rive-Sud, visitez le site: ccirs.qc.ca

 

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