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Association Panda: Et le TDA dans tout ça?

par Steve Martin de l'Initiative de journalisme local
Association Panda: Et le TDA dans tout ça?
« Beaucoup de parents doivent apprendre à faire du télétravail, à s’organiser avec les enfants qui sont dans la maisonnée, explique Danielle Rousseau, présidente du Regroupement des Associations Panda du Québec. C’est quelque chose pour la concentration!» (Photo : Shutterstock)

Certains organismes ont peine à subvenir à la demande depuis le début de la crise de la COVID-19. D’autres ont plutôt dû réduire provisoirement leurs activités de façon significative. C’est le cas de Panda Les Deux-Rives qui œuvre auprès de ceux qui doivent vivre avec le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H).

Afin de s’adapter à une nouvelle réalité, l’association Panda Les Deux-Rives a dû se réinventer récemment en offrant des ateliers/rencontres par vidéoconférence. Un changement qui permet à ses membres (et aux non-membres) de demeurer connectés durant cette période marquée par un ralentissement des activités.

À ce moment-ci de l’année pourtant, alors que nous serions en temps normal à la veille des périodes d’examen, la demande devrait être grande pour les services de l’association. Outre Contrecœur, celle-ci est enracinée dans huit autres régions du Québec, de Abitibi-Témiscamingue au Saguenay Lac-Saint-Jean.

« Nous ne recevons presque plus de demande pour les enfants, admet Danielle Rousseau, présidente du Regroupement des Associations Panda du Québec. Il faut dire que, comme il n’y a pas d’école, les jeunes ont moins d’exigences scolaires à rencontrer avec les devoirs, moins d’obligation de réussite. Les exigences parentales sont également diminuées. On ne s’attend pas à ce qu’ils se couchent à 19 h pile par exemple. C’est ce qui fait que le déficit d’attention devient une difficulté moins importante. »

Besoin de bouger

En revanche, Mme Rousseau avance que les demandes pour du soutien aux adultes sont plus nombreuses que d’ordinaire. « Beaucoup de parents doivent apprendre à faire du télétravail, explique-t-elle. Ils doivent s’organiser avec les enfants qui sont dans la maisonnée. C’est quelque chose pour la concentration! »

Si la présidente du regroupement croit que les problèmes liés au TDA/H deviennent secondaires dans un contexte de pandémie, elle est cependant persuadée que des habitués de l’organisme doivent vivre une certaine anxiété.

« Il y a plusieurs familles dont les parents ont pu perdre leur emploi, ajoute-t-elle. Ou leur travail a changé. Ils ne savent pas comment les choses vont se passer après la pandémie. Dans des moments comme celui-là, le TDA/H n’est plus mis à l’avant plan. On doit faire face à des enjeux plus sérieux. »

Glissade estivale

Alors que le gouvernement vient d’annoncer un report majeur au niveau du retour à l’école, il y a lieu de se demander si certains élèves ayant des besoins particuliers pourraient régresser durant cette longue période d’interruption dans leur routine académique.

« Nous sommes un peu en battance, rappelle Mme Rousseau. Tout est arrêté. Il y a une expression pour ça dans le milieu scolaire. On parle de la « glissade de l’été ». Durant la saison, il peut y avoir une régression, mais en revanche, à chaque début d’année scolaire, il y a une période de transition de révision et de confirmation des acquis. »

Précisant qu’elle n’a pas le statut de spécialiste de la question, Mme Rousseau évoque que la crainte la plus pressante à adresser en ce moment est, pour plusieurs, celle de voir des jeunes décrocher.

« Plusieurs veulent aller à l’école d’abord pour voir leurs ami, avance cette dernière. Avec l’éducation à distance, la motivation pourrait ne pas être la même.  Si tout le monde est isolé, il peut y avoir un effet d’entrainement. »

Pour plus d’informations sur les services offerts par les Associations Panda, visitez le site : www.associationpanda.qc.ca

 

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