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«J’espère que nous allons en sortir grandis»

par Steve Martin
«J’espère que nous allons en sortir grandis»
« Nous sommes chanceux, car nous avons des centres d’action bénévoles à Boucherville et Saint-Bruno qui sont vigilants et extrêmement bien organisés, affirme Nathalie Roy. Ils sont sur la ligne de front et offrent des services directs à ceux qui ont des besoins. C’est important de les soutenir. » (Photo : courtoisie)

Depuis le début de la crise de la COVID-19, Nathalie Roy a été fort sollicitée dans les médias. Il faut dire que son ministère, celui de la Culture et des Communications, est au centre de bien des spéculations alors que l’existence même de certains événements majeurs et institutions est menacée. Malgré son horaire chargé, la députée tient à rappeler que les citoyens de sa circonscription demeurent au cœur de ses priorités.

« Dès le début de la crise, nous nous sommes assurés, les membres de mon équipe et moi, de communiquer avec tous nos organismes communautaires, explique celle que nous avons jointe au terme d’une séance en ligne de plus de deux heures avec les députés de son caucus. Afin de connaître leurs besoins et de savoir ce qui se passe sur le terrain. »

L’élue se dit d’ailleurs ravie de la collaboration des centres d’action bénévole et les organismes de la région qui travaillent avec les clientèles les plus affectées par la crise.

« Nous sommes chanceux, car nous avons des centres d’action bénévoles à Boucherville et Saint-Bruno qui sont vigilants et extrêmement bien organisés. Ils sont vraiment sur la ligne de front et offrent des services directs à ceux qui ont des besoins, alors c’est important de les soutenir. C’est pourquoi je tiens absolument à ce qu’on m’avertisse dès qu’il y a des besoins d’équipement par exemple afin que je puisse intervenir et m’assurer que tout se passe bien. »

Entre deux réunions virtuelles

La députée et ministre admet par ailleurs qu’il y a eu une augmentation marquée du volume d’appels à son bureau de circonscription depuis le début de la crise. Des demandes liées presque exclusivement à la COVID-19 et auxquelles elle s’évertue à répondre en compagnie de ses principaux assistants, la directrice de bureau de circonscription Sylvie Trépanier, son attachée de presse Vanessa Guimond et l’attaché politique Jean-François Dupuis.

« Ce sont des gens de cœur, nous dira-t-elle à propos de ceux qui font partie de sa garde rapprochée. On travaille uniquement par téléphone et par courriel. Je peux avoir trois ou quatre réunions ministérielles par jour qui peuvent durer de deux à trois heures chacune. Entre celles-ci, j’appelle Sylvie, Jean-François et Vanessa et on se divise les tâches. Ma priorité, ça demeure les citoyens de Montarville. »

Au-delà des questions et des inquiétudes manifestées par les résidents de la circonscription, madame Roy se dit impressionnée par le nombre de propositions faites par des citoyens désirant aider.

« Je pense par exemple, l’équipe de Carquest, un commerçant de pièces d’automobiles de Boucherville, raconte-t-elle. Comme ils font de la peinture de carrosserie, ils avaient 800 masques N-95 à leur disposition. Ils ont décidé de m’appeler pour les offrir, alors nous avons coordonné le tout pour qu’ils puissent être remis à l’hôpital Pierre-Boucher. Des actes comme celui-là, nous en voyons tous les jours. »

Moins de décorum, plus de proximité?

Bien que son ministère fonctionne à plein régime depuis le début de la période de confinement, Nathalie Roy admet que le travail se fait dans des circonstances on ne peut plus éloignées du décorum habituel du Salon bleu.

« Je dois vous avouer que je porte le mou alors que je vous parle, s’amuse-t-elle. J’ai les cheveux très longs et je me les coupe moi-même! »

La ministre admet apprécier la familiarité qui s’est installée dans les rapports avec ses différents interlocuteurs.

« C’est assez particulier d’avoir son bureau dans sa cuisine et des passer des heures assis devant Zoom ou Teams, ajoute-t-elle. J’avais une réunion avec des intervenants du milieu de la culture plus tôt et j’avais l’impression de les accueillir chez moi. C’est paradoxal, mais ce travail en solitaire, ça crée un genre de rapprochement. C’est très étrange. »

La politicienne originaire de New Carlisle espère d’ailleurs qu’à la sortie de la crise, malgré tout, certaines choses auront changé pour le mieux.

« J’espère que nous allons en sortir grandis et que nous allons avoir appris à faire les choses autrement, conclut-elle. Peut-être d’une meilleure façon. Je pense que plusieurs personnes vont aimer l’idée du télétravail quand ce sera possible et faisable, ce qui implique qu’il y a moins de véhicules sur les routes, moins de temps de déplacement. Je crois qu’il y a aussi de bonnes choses qui vont émerger de tout ça. »

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