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En attente d’une décision imminente sur son agrandissement à Contrecœur, le Port de Montréal promet d’être autonome

Steve Martin
En attente d’une décision imminente sur son agrandissement à Contrecœur, le Port de Montréal promet d’être autonome
Les élus de la Municipalité ont profité de la première séance du conseil de l’année pour rassurer les citoyens craignant de devoir payer la facture pour cet éventuel aménagement. (Photo : APM)

Alors que l’Administration portuaire de Montréal (APM) est toujours en attente des autorisations qui lui permettraient d’agrandir ses installations de Contrecoeur, les élus de la Municipalité ont profité de la première séance du conseil de l’année pour rassurer les citoyens craignant de devoir payer la facture pour cet éventuel aménagement.
« C’est certain que nous allons devoir créer des infrastructures, a expliqué la mairesse Maud Allaire, mais nous travaillons fort pour avoir de nouvelles subventions. Aux dernières nouvelles, le Port de Montréal avait émis le désir d’être totalement autonome et de gérer le tout par lui-même, et ce, en utilisant le moins possible les services de la ville. »
Cette volonté du Port de Montréal s’appliquerait à la gestion des eaux potables et usées ainsi qu’à toute autre infrastructure nécessaire au maintien de ses activités. Celles-ci pourraient débuter dès l’année 2023-24 si l’Administration portuaire a l’aval du gouvernement afin d’aller de l’avant avec son projet.
« Nous avons reçu une subvention pour faire les plans et devis afin d’amener les aqueducs et égouts jusqu’aux limites de Verchères, enchaîne à son tour le directeur général de la Ville François Handfield. Ça desservirait le pôle logistique, la zone industrielle et portuaire ainsi que les installations du Port de Montréal. Nous avons fait des demandes afin que les travaux soient financés à 100% par le gouvernement. Le tout se ferait via un système de ristourne, c’est-à-dire que le gouvernement paie la facture et les remboursements se font à partir du moment où sont délivrés des permis de construction. Et dans l’éventualité où il n’y aurait pas de construction, c’est le gouvernement qui assumerait le risque. »
Parmi les travaux anticipés, il y aurait la construction d’un nouveau réservoir d’eau potable en zone industrielle et une usine d’assainissement des eaux souterraines qui seraient, une fois de plus, financés par les différents paliers du gouvernement.
« Par ailleurs, poursuit M. Handfield, nous étudions avec le Port de Montréal la possibilité de créer un dépôt à neige. Eux, ils ont besoin d’un très grand dépôt, alors nous avons pensé qu’il y aurait une synergie possible et des économies d’échelle à faire en utilisant leurs installations plutôt que d’aller à Verchères. Quant à la gestion des déchets, ils sont à 100% autonomes. Ils ont même leur propre service d’incendie. »
Rappelons qu’en décembre, la Banque de l’infrastructure du Canada s’est engagée à financer jusqu’à hauteur de 300 millions de dollars dans le projet de terminal du Port de Montréal à Contrecoeur.

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