Lumière sur … François Hamelin, médaillé d’or olympique

Maude Faucher
Lumière sur … François Hamelin, médaillé d’or olympique

Malgré qu’il ait accroché ses patins après sa troisième participation aux Jeux olympiques de Pyeongchang 2018, le patineur de vitesse julievillois, François Hamelin, chérit toujours autant son sport qui l’a vu grandir.

La première fois qu’il a commencé à patiner, il n’avait que cinq ans. En feuilletant le catalogue des loisirs de la Ville de Sainte-Julie, le jeune garçon a découvert le patinage de vitesse. « On allait faire du patin au lac et j’appelais ça des « patinettes ». Quand j’ai vu « patinage de vitesse », je trouvais que ça se ressemblait et j’ai décidé que c’est ce que je ferais », se remémore-t-il.

Ainsi, c’est par hasard que l’athlète a joint le club des Fines Lames de Sainte-Julie, dans lequel il s’est rapidement démarqué. « Tout de suite, je me suis mis à gagner des courses. J’étais souvent sur le podium », ajoute-t-il.

Après avoir remporté des dizaines de compétitions, Hamelin a intégré l’équipe nationale, qui encadre les six meilleurs patineurs canadiens, lors de la saison 2007-2008. À ce moment, il a réalisé que ses résultats pourraient l’amener à participer aux JO de 2010. Sa grande détermination, qui faisait sa marque dans le milieu sportif, lui a permis d’être parmi les premiers à franchir la ligne d’arrivée lors des qualifications olympiques. Il s’est envolé vers Vancouver en compagnie de son frère Charles, qui faisait lui aussi partie de l’équipe olympique canadienne, et de son père Yves, qui était un des entraîneurs. « Ça allait être une grande fête de famille », s’est-il amusé à penser.

Il s’agissait d’une consécration olympique pour la « famille royale » du patinage de vitesse canadien. Les frères Hamelin ont remporté l’or au Relais 5 000 mètres avec trois autres coéquipiers. C’est le plus beau moment qu’a vécu le cadet de la famille lors de ses trois participations olympiques. « Ma famille était dans les estrades. On était à la maison. L’aréna vibrait pour nous. Le public criait « Canada », pour qu’on retourne sur la glace leur faire un autre salut. On a été des héros pendant 30 minutes », se rappelle-t-il, heureux.

Une retraite réfléchie

Après les JO de Sotchi et de Pyeongchang, où il est reparti bredouille, François Hamelin a décidé d’accrocher ses patins. « J’avais le sentiment profond d’avoir été au bout de ce que je pouvais faire dans le patinage ».

Il s’adonne dorénavant à la course à pied. D’ailleurs, il a complété son premier marathon en octobre dernier. C’est pour lui une manière de retrouver ce qu’il aimait le plus de son sport : le sentiment de fierté et d’accomplissement.

L’athlète julievillois ne regrette pas le moindrement d’avoir pris sa retraite sportive : « Je me plais à dire que je suis rapidement devenu le fan numéro un de mon sport. J’adore regarder les jeunes performer. »

François Hamelin demeure impliqué dans le patinage de vitesse. Sans avoir l’ambition de devenir entraîneur, il apporte du soutien aux entraîneurs du club des Fines Lames de Sainte-Julie, lorsqu’on lui demande. Il conseille les jeunes athlètes et voit dans leurs yeux la même fougue qu’il avait à leur âge. « Je souhaite au plus de jeunes possible de vivre ce que j’ai vécu. Ou au moins d’essayer. Il n’y a rien de plus gratifiant que de se dépasser et d’évoluer dans le monde sportif », affirme-t-il.

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