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Contrecœur a besoin d’une nouvelle école primaire

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Par Daniel Bastin
Contrecœur a besoin d’une nouvelle école primaire
La nouvelle école primaire à Contrecœur regrouperait idéalement quatre classes pour le préscolaire 4-5 ans, douze classes pour le primaire, deux locaux de service de garde ainsi qu’un gymnase. (Photo : Shutterstock)

La population de la MRC de Marguerite-D’Youville est en hausse constante, en particulier dans les municipalités de Contrecœur et Saint-Amable qui connaissent un développement résidentiel soutenu depuis des années. Voilà qu’à peine un peu plus de deux ans après l’annonce d’un premier projet d’agrandissement de l’école des Cœurs-Vaillants à Contrecœur, la Commission scolaire des Patriotes (CSP) demande au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) de construire une nouvelle école primaire afin d’accueillir les jeunes élèves contrecoeurois.
Rappelons à ce sujet qu’en août 2017, la CSP a reçu l’autorisation de réaliser trois nouveaux projets visant à accueillir un plus grand nombre d’élèves sur son territoire, dont l’agrandissement de l’école des Cœurs-Vaillants à Contrecoeur par l’ajout d’une classe d’éducation préscolaire et de six classes d’enseignement primaire.
Par la suite, dans le cadre de son déploiement progressif des classes de maternelle 4 ans à temps plein, le MEES a accordé une contribution financière pour procéder à la réalisation d’un second agrandissement à l’école des Cœurs-Vaillants afin d’ajouter trois classes d’éducation préscolaire et un service de garde. Il est à noter que l’échéancier du projet sera connu au cours des prochains mois.
Besoins criants de certains secteurs
Il y a quelques jours, le conseil des commissaires a décidé d’adresser six demandes d’allocation au MEES afin de construire de nouvelles écoles sur son territoire, dont à Contrecœur. Celle-ci regrouperait idéalement quatre classes pour le préscolaire 4-5 ans, douze classes pour le primaire, deux locaux de service de garde ainsi qu’un gymnase.
« Les prévisions du MEES, que nous avons reçues en septembre dernier pour les cinq prochaines années, témoignent de cette croissance, mais il ne s’agit pas du seul critère pris en considération dans nos analyses. Grâce à notre connaissance approfondie de nos milieux, nous avons demandé un redécoupage de certains secteurs d’analyse (regroupements de villes et municipalités) au MEES, qui a accepté nos demandes, ce qui a nettement contribué à mettre en relief un manque de locaux important et à démontrer les besoins criants de certains secteurs », a précisé la présidente de la Commission scolaire des Patriotes, Hélène Roberge.
« De plus, considérant le nombre important de développements immobiliers sur l’ensemble du territoire et de l’impact de ces derniers sur le nombre d’élèves inscrits dans les différentes écoles, ainsi que le déploiement progressif des classes de maternelle 4 ans temps plein annoncé par le gouvernement, nous croyons que nos demandes permettront de mieux répondre à la hausse de clientèle à venir sur notre territoire », a-t-elle précisé.
Aussi, dans le cadre des investissements requis pour assurer le maintien et la réfection de ses bâtiments, la CSP estime que des investissements d’environ 44 millions de dollars seraient requis pour les dix prochaines années afin de rénover l’école secondaire De Mortagne à Boucherville.
« Afin de permettre la réalisation de travaux en continu tout en scolarisant les élèves dans leur école, une demande de classes modulaires a été déposée au MEES. Ces espaces temporaires permettront le déplacement ponctuel des élèves et du personnel afin de libérer des locaux dans l’école pour procéder aux travaux de réfection durant l’année scolaire. Cette initiative s’inscrit également dans la volonté de la CSP d’augmenter la proportion de bâtiments étant dans un état satisfaisant sur son territoire, tel que décrit dans son Plan d’engagement vers la réussite (PEVR) », peut-on lire dans la demande.
« Les élèves de la CSP ont grandement besoin de ces nouveaux espaces. Nous allons poursuivre nos actions et suivre de près l’évolution de nos différents secteurs, en collaboration avec les villes et municipalités de notre territoire, afin d’anticiper les besoins, notamment en lien avec les futurs développements immobiliers, et d’agir de façon proactive pour le bien-être de nos élèves et de notre personnel », de conclure Hélène Roberge,

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