Marguerite D

Plan d’action pour la main-d’œuvre Une approche multi-facettes pour relever les défis de rareté de main-d’œuvre, soulignent la FCCQ et la CCIRS

(Source : CCIRS)
Plan d’action pour la main-d’œuvre Une approche multi-facettes pour relever les défis de rareté de main-d’œuvre, soulignent la FCCQ et la CCIRS
(Photo : Gouvernement du Québec)

Le plan d’action pour la main-d’œuvre annoncé par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, propose plusieurs mesures attendues par les employeurs, pour relever les défis de main-d’œuvre, soutiennent la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud (CCIRS).
« Compte tenu de la pression grandissante liée à la rareté de main-d’œuvre, il importe que les travailleurs puissent acquérir de nouvelles compétences favorisant une plus grande productivité », affirme Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ.
Pour la FCCQ et la CCIRS les initiatives Objectif productivité et Chantier des compétences vont dans la bonne direction, afin de soutenir l’adaptation des milieux de travail québécois, confrontés aux nouvelles réalités du marché du travail. « En effet, les efforts visant à rehausser les compétences de base, particulièrement la littératie numérique, permettra aux travailleurs de la région de la Rive-Sud de Montréal de s’adapter à l’évolution des technologies au travail », affirme la directrice générale de la CCIRS, Stéphanie Brodeur.
« Alors qu’il y a de plus en plus d’investissements en technologie, il faut s’assurer de donner la formation adéquate aux travailleurs et s’assurer que les compétences soient qualifiantes et transférables », soutient Stéphane Forget.
Travailleurs expérimentés
La FCCQ et la CCIRS soulignent la volonté du gouvernement de stimuler le retour ou le maintien en emploi des travailleurs expérimentés par l’investissement de 7 millions de dollars sur cinq ans pour la mise en place d’un nouveau programme de subvention salariale, élargi aux emplois à temps partiel. Le maintien en poste des travailleurs expérimentés est une stratégie qui profite au marché du travail québécois en permettant de maintenir la croissance du PIB du Québec, démontre l’étude Les travailleurs expérimentés : un potentiel sous-exploité de la FCCQ. « La combinaison des mesures d’accommodement destinées aux entreprises et des allégements fiscaux pour les travailleurs devraient favoriser leur embauche et leur rétention », ajoute Stéphanie Brodeur.
La FCCQ et la CCIRS réitèrent également l’importance de mettre en place un comité spécial en vue de d’analyser et proposer diverses mesures additionnelles, notamment celles visant à sensibiliser l’ensemble de la société afin de changer les perceptions et les attitudes négatives à l’égard des travailleurs expérimentés, afin de reconnaître la valeur de l’expérience et cerner le profil des travailleurs expérimentés québécois pour mieux personnaliser les pratiques de maintien en poste.
Enfin, la FCCQ et la CCIRS rappellent qu’une importante mobilisation des acteurs du marché du travail a permis de proposer, au cours des dernières années, des solutions et moyens pour amoindrir les enjeux de main-d’œuvre. « Les mesures d’aujourd’hui en tiennent compte, et il importe qu’un tel exercice concerté guide les actions à venir », ajoute Stéphanie Brodeur.
« La réponse à la rareté de main-d’œuvre est multi-facette. On doit accélérer l’immigration et l’intégration des travailleurs qualifiés répondant aux besoins des entreprises, assurer une adéquation étroite entre la formation des jeunes et des personnes sous-représentées sur le marché du travail et les exigences des emplois d’aujourd’hui et de demain, tout en tirant parti des atouts des travailleurs expérimentés. Tout le Québec doit collaborer en ce sens », conclut Stéphane Forget.

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