Xavier Barsalou-Duval dénonce le détournement de fonds destinés aux technologies propres

Communiqué
Xavier Barsalou-Duval dénonce le détournement de fonds destinés aux technologies propres
Xavier Barsalou-Duval allègue le fait que des subventions du Fonds de technologies du développement durable sont détournées au profit de l’industrie pétrolière. (Photo : Courtoisie)

Le député de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères et porte-parole du Bloc Québécois en matière de Développement économique et Conseil du Trésor, Xavier Barsalou-Duval, allègue le fait que des subventions du Fonds de technologies du développement durable sont détournées au profit de l’industrie pétrolière.
Selon une compilation effectuée par le bureau du député, ce serait 50 millions de dollars destinés aux technologies propres qui auraient été détournés vers les énergies fossiles depuis le début du mandat des libéraux, principalement au profit des sables bitumineux en Alberta.
« Technologies du développement durable Canada (TDDC) est une fondation créée par le gouvernement du Canada afin de soutenir les entreprises canadiennes ayant le potentiel de devenir des chefs de file mondiaux dans le secteur des technologies propres. On dira bien ce qu’on voudra, mais on ne me fera jamais croire que les sables bitumineux de l’Alberta sont des technologies propres. Du pétrole vert, ça n’existe pas ! », affirme le député bloquiste.
Rappelons que selon un classement de l’Institut de recherche ARC Energy de Calgary, le pétrole des sables bitumineux de l’Alberta serait l’un des plus polluants au monde. « La solution aux changements climatiques, ce n’est manifestement pas d’investir toujours plus dans le pétrole sale comme le font les libéraux. Il faut investir massivement dans les énergies renouvelables, il n’y a pas d’autre solution », assure Xavier Barsalou-Duval.
Les libéraux aussi mauvais que les conservateurs
Le Bloc Québécois a également compilé les sommes consenties à partir de ce même fonds par le précédent gouvernement conservateur et il s’avère qu’une somme équivalente, soit 50 millions de dollars, avait encore une fois été détournée des technologies propres au bénéfice du secteur pétrolier.
« C’est fou de voir que la politique environnementale des libéraux et celle des conservateurs, c’est du pareil au même ! La seule différence c’est que les libéraux jouent aux hypocrites en faisant semblant de s’attaquer aux changements climatiques. Verts à l’extérieur, mais noir pétrole à l’intérieur », constate le député de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères.
Un déficit causé par l’argent englouti dans le pétrole
Plus tôt cette année, le Bloc Québécois avait déjà constaté qu’additionnés, les montants annoncés par Ottawa dans différents projets pétroliers en 2018 correspondent exactement au montant du déficit de 19 milliards, soit :
– 4,5 milliards pour l’acquisition du pipeline Trans Mountain ;
– 9,3 milliards qui seront nécessaires pour procéder à l’expansion de Trans Mountain ;
– 2,7 milliards en allégements fiscaux dans la mise à jour économique de novembre 2018 ;
– 1,6 milliard annoncé en soutien à l’industrie pétrolière en décembre 2018 ;
– 840 millions envisagés pour l’achat de wagons en vue d’aider l’Alberta à augmenter ses exportations de pétrole.
« Au Canada, on est prêt à déplacer des montagnes pour le pétrole de l’Alberta, mais le Québec lui passe toujours son tour. Le Canada nous dévoile de plus en plus son vrai visage, celui d’un État pétrolier qui se moque éperdument de l’environnement », conclut monsieur Barsalou-Duval.

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