Une volonté commune pour protéger et mettre en valeur les collines montérégiennes

Une volonté commune pour protéger et mettre en valeur les collines montérégiennes

Crédit photo : Courtoisie

Près de 150 participants provenant d’une trentaine de 30 municipalités différentes ont pris part aux premières assises pour la protection et la mise en valeur des collines montérégiennes qui se tenaient le 13 octobre dernier à Saint-Bruno-de-Montarville. Parmi eux, on remarquait la présence de la ministre responsable de la Montérégie, Lucie Charlebois, le directeur du service environnemental de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), Stéphane Boyer, ainsi que des représentants de la MRC de Marguerite-D’Youville.
Dans le but de mettre à jour les connaissances de tous les participants, un diagnostic préparé par l’équipe de Nature-Action Québec a été présenté par son directeur, Pascal Bigras. Ce document avait comme objectif de dresser un portrait des Montérégiennes, d’identifier les points communs et les pressions qu’elles subissent.
Parmi ces pressions, il y a notamment le développement résidentiel, commercial et même touristique qui touche ces neuf Montérégiennes et plus particulièrement le mont Saint-Bruno, selon le document présenté à cette occasion par Nature-Action Québec.
Le diagnostic comportait quatre principaux enjeux – soit les paysages, l’environnement naturel, les activités de mise en valeur ainsi que le patrimoine naturel, culturel, historique et bâti – alors qu’une vingtaine d’experts, d’organisations et d’élus ont eu l’occasion de témoigner de la place importante occupée par les collines montérégiennes dans leur communauté respective avec des exemples de projets concrets.
Un panel composé de quatre experts (Dinu Bumbaru, d’Héritage Montréal, Louise Gratton, biologiste, Marie-Odile Trépanier, juriste et urbaniste et Gilles Rioux, ancien directeur du Bureau du Mont Royal) ont alimenté les discussions à propos d’une charte et d’un statut régional réunissant toutes les collines pour une meilleure planification des orientations et des actions.
Au cours d’ateliers, les participants ont été invités à chercher des pistes d’action sur des enjeux qui les concernent. Il est à noter que tous leurs commentaires et suggestions se retrouveront dans un bilan détaillé qui sera produit et rendu public dès janvier 2017.
Martin Murray, maire de Saint-Bruno-de-Montarville, ville hôte de l’événement, s’est réjoui de cette importante mobilisation. « Nos voix sont désormais unies pour nous permettre de dégager une vision commune et obtenir une reconnaissance ainsi que des outils de développement adaptés à nos besoins. La Ville de Saint-Bruno-de-Montarville s’engage à assurer le suivi des travaux en partenariat avec toutes les municipalités et les organisations désireuses de contribuer à l’essor et au rayonnement de nos collines montérégiennes. »

Les pressions
Les pressions sont des éléments qui peuvent avoir des impacts négatifs sur les quatre enjeux principaux des Montérégiennes et ainsi nuire à la protection et à la mise en valeur des collines. À partir de la méthode de l’Union internationale pour la conservation de la nature, les associations des différentes collines ont identifié treize principales pressions :
• Le développement résidentiel commercial et touristique
• L’agriculture (et l’acériculture)
• La production d’énergie et l’extraction minière et gazière
• Les corridors de transport et services
• L’utilisation des ressources biologiques
• Les activités récréatives
• La modification des systèmes naturels
• Les espèces envahissantes
• La pollution
• Les évènements géologiques tels les glissements de terrains et les séismes
• Les changements climatiques
• La conversion des usages
• Les considérations administratives

Changements climatiques
Les changements climatiques sont importants à considérer puisqu’ils affecteront l’ensemble des Montérégiennes et toucheront plusieurs de leurs enjeux. Tel que mentionné dans les études d’Ouranos, les changements climatiques peuvent entraîner des modifications au niveau de l’hydrologie, des types de peuplements forestiers et des types d’habitats disponibles puis engendrer des changements dans les aires de répartition des espèces. L’adaptation aux changements climatiques sur le plan de l’agriculture et de l’urbanisation peut aussi générer son lot de coûts imprévisibles (unités thermiques, choix de semences, sécheresse, inondation, etc.).